jeudi 27 novembre 2008

Les papiers, les cahiers : au feu !

Ça y est, nous avons fait un grand pas dans la préparation de l’obtention d’une carte de résident.
Lundi il y aura trois mois que nous sommes dans cet étrange pays, alors à moins d’un coup de tampon par un douanier corrompu qui nous eut redonné 3 mois de sursis, il fallait en passer par l’extrait de casier judiciaire, l’acte de naissance, les timbres fiscaux, les trois photos, la caution de rapatriement, les coups de téléphone à Thiès pour qu’ils acceptent de nous recevoir l’après-midi, le taxi pour Thiès. Arrivés à la Brigade des Etrangers de Thiès, l’inspecteur qui ne pouvait théoriquement nous recevoir parce qu’il instruisait les dossiers faisaient des mots fléchés sur une page Internet. La veille, à la gendarmerie de Saly où nous avions fait certifier conformes aux originaux les photocopies de nos contrats, ils regardaient Tom Sawer à todo volumen dans le bureau aux machines à écrire et aux somnolences uniformes tellement clichés qu’on en rit facilement mais c’est mignon quand même. Mais devant l’uniforme la règle d’or est la patience obséquieuse ; c’est comme ça qu’on passe facilement d’un bureau à l’autre sans trop distribuer de billets. On a fait aussi une lettre à Son Excellence le Ministre de l’Intérieur. On s’était fait faire une visite médicale pour un papier appelé « certificat médical » en évitant de peu la « contre-visite médicale » normalement obligée (par un deuxième médecin). On était allés faire des photos. Rendus dans le bureau du haut l’Inspecteur a ajouté à notre dossier un récapitulatif de toute notre scolarité à partir du CP. Quand Amandine s’est mise à parler des six mois qu’elle a fait au Québec j’ai cru qu’on commençait à ne plus jamais en finir. Je lui tapote sur le pied comme pour lui dire abrège et finalement les 75000 F de caution de rapatriement ne peuvent être versés ici mais à un autre bureau et celui-là n’est ouvert que le matin alors finalement on va à l’école française de Thiès, ce qui permet d’aller saluer Julien et la directrice dont j’ai oublié le nom et c’est la directrice qui va s’en occuper et puis tout est réglé, les papiers c’est fini et c’est fini ! Trop cool. On a un numéro et bientôt on aura un récépissé: c'est pas beau la vie ? Merci la directrice de Thiès ! Elle est trop cool ! Ouaih.



vendredi 21 novembre 2008

Une goutte d'eau dans un océan de photocopie...

C’est La Pleureuse de Klee que les élèves ont agrandie ; je suis pas mécontent du résultat, n’est-ce pas ? Il manque juste un petit bout parce qu’une élève était absente mais vite ça sera complété !

Cette après-midi nous avons rencontré Anne-Lise, une française bénévole pour l’Association Les Gônes de M’Bour. Cette asso a des locaux à Saly Carrefour qui accueille les talibés du quartier et leur offre un peu d’attention, un espace où mener une vie d’enfant comme les autres, -avant de retourner mendier ou de rentrer cher leur Marabout Photocopies. Projections de DVD, baby-foot, lectures d’album, jeux libres (petites voitures, marelles), peintures... L’association donne un petit déjeuner le lundi et essaie de mettre en place des habitudes d’hygiène sanitaire le jeudi (douche, quelques soins, etc.). Toute cette action nécessite une constante négociation avec les Marabouts Photocopies qui exploitent les enfants, et qui les logent dans leur soit-disant Daraa (qui n’est souvent qu’une maison pas finie de construire) ; pour emmener un enfant d’urgence à l’hôpital (pour un pied gangrené par exemple), même pour ça il faut négocier.

Ces enfants viennent de la brousse sénégalaise reculée, parfois aussi du Libéria ou de la Gambie voisine ; ils n’ont souvent rien connu que leur village natal puis la ville aux maisons de béton pour eux extraordinaire, qu’ils arpentent munis de leur boîte de conserve tendue vers les Toubabs et autres gens ayant le sous. Si l’apprentissage de l’humilité passe pour un vrai talibé par l'action de mendier sa nourriture (dans le BayeFallisme par exemple), c’est la mendicité tout court et pour le compte d’un marabout autoproclamé « maître coranique » qui est le problème. Ces Talibés-là sont battus s’ils ne ramènent pas les quelques francs CFA que demande leur bourreau. Ces enfants qui ne reçoivent pas d’éducation (et certains ne parlent même pas wolof) semblent avoir totalement intériorisés cette vie qui pour nous n’en a que le nom. Ils sont là sans distance, brutalement.

Pour les familles de brousse, mal informées du phénomène « Marabouts Photocopies », envoyer un fils à l’école coranique est un fierté, une chance et… une bouche en moins à nourrir…

Effet parfois pervers de l’aide apportée par l’Association : l’autre jour des enfants remplissaient des sachets au lieu de remplir leur bouche au petit déjeuner : c’est que le marabout avait appris que ce matin-là c’étaient tartines beurrées alors il y aurait bien goûté lui aussi... Non mais !

En plus de ces actions quotidiennes pour les talibés de quelques daraas du quartier (200 enfants en bénéficient mais tous ne passent pas chaque semaine ; et le nombre de talibés sur M’Bour est estimé à 7000), l’Association propose des après-midis de soutien scolaire pour des enfants défavorisés, bien que comparativement ils ont un peu plus de chance car ils sont scolarisés). Ça aussi c’est bien, mais sans doute c’est un autre problème encore...

Tout cela fonctionne au gré de l’argent disponible et avec toutes les limites qui sont celles du bénévolat. Mais même si ce n’est qu’une goutte d’encre dans un océan de photocopie, quand même c’est quelque chose ! Voir tous les enfants bouche bée devant un film d'aventure (Arthur), c'était une chose très forte, c'est vrai ! Le site de cette asso : http://lesgonesdembour.ifrance.com/

A bientôt !

mercredi 19 novembre 2008

Janine, Valérie, Amandine et les autres...

Janine est revenue ! La revoilà chez elle, bien calée avec ses Marlboro, son cendrier et sa verve légendaire. Elle a fait bon voyage même si elle a cassé son embrayage à Dax, mais ça lui a permis de retouver le mari de son ex belle soeur et de faire connaissance avec sa nouvelle femme qui sont des gens qui habitent à Dax. Mon accordéon a fait bon voyage. Nous sommes venus avec deux bouteilles de Gazelle qu'on a bues en parlant de Bagatadji, des talibés et des ex-anar. Son ex-quelqu'un (je ne sais plus trop) a fondé la LCR quand la LCR en était aux balbutiements. Puis comme c'est Janine on est allés au restaurant évidemment, et comme on n'a pas réussi à ouvrir son portail pour sortir sa voiture alors on a pris un taxi. Avec tout ça mon accordéon est encore chez Janine. Janine pense encore à son récital de chants marins bretons, elle aimerait en proposer un au Japoo couplé avec des chansons de piroguiers sénégalais. Faudra peut-être qu'on attende que Ricou tu sois là car moi tout seul derrière à l'accordéon pour accompagner c'est pas gagné. Janine nous fait part de ses autres envies, d'autre projets: aider à la construction du collège de Missira pour les gosses de Bagatadji, relancer les actions contre le phénomène des marabouts photocopies dont l'un d'eux mit un jour du sable et des cailloux dans la bouche d'un talibé en lui nouant les deux mains, si bien que l'enfant en est mort. Vendredi, à ce sujet, nous irons rencontrer une dénommée Anne-Lise qui fait du cirque avec des talibés, qui leur offre un goûter, un peu de réconfort. On vous en dira plus après vendredi. Autres projets de Janine: essayer d'aller moins souvent au restaurant et même, dixit Janine, arrêter de fumer ! De tous ces projets, lequel est le plus ambitieux ?

A l'ONG "Vivre ensemble" (La Pouponnière) on avait rencontré Valérie. C'est la toubab sur la photo. Elle a adopté cette petite Deï Fatou, devenue Eva du nom de sa marraine sénégalaise... L'adoption a réussi en un an et demi, ce qui semble particulièrement rapide. Il faut dire que Valérie n'a pas ménagé ses efforts et, semble-t-il, un peu son porte-monnaie (nombreux allers-retours France/Sénégal, trajets à Thiès, à dakar, re à Thiès, re à Dakar, etc.). Maintenant c'est fini. Le retour en France ne va pas tarder. Alors à la Pouponnière Valérie a offert un goûter à tous les 3-6 ans. Et nous on était même invités même si on n'a plus 6 ans.



Le goûter se composait de 4 quarts, jus de fruits, et aussi des sortes de petits biscuits un peu sucrés très bons.


Là c'est la danse sur Youssou N'Dour.


Et puis sinon à part ça c'est chasse au trésor demain. Amandine a pété le record des inscriptions. On va se faire un max de tune! les têtes blondes adorent les chasses au trésor. Alors à la lumière des bougies et d'une lampe de poche Décathlon à rechargeage manuel (ici on y voit clair car c'est le flash c'est clair), Amandine fait des brochettes de bonbons. Baya Trésor ! Ils sont pas gâtés les gosses? ça c'est sûr. En plus on a récupéré des yoyos, des tatouages, des portes-clés. Pour les énigmes elle a mis 'Il mange du plastique" pour envoyer vers moi. J'aurais préféré "il est beau comme un dieu" mais elle a mis "il mange du plastique".

lundi 17 novembre 2008

jeudi 13 novembre 2008

De la lune ou du soleil...

Lune du petit matin, araignée du soir.
Les yeux se ferment sur un livre compliqué intitulé "Nature et subjectivité"
Les refrains de la mosquée mouride nous réveillent chaque matin à 5h
Ce matin je me suis rendu compte qu'on commençait à connaître les complaintes par coeur
Se mettre aussi à décompter les espaces blancs entre chacune des phrases de chant : 5 secondes.
Il fait froid sur le petit matin.
Le chant du coq, quand même c'est mieux que celui-là du cygne...
Hola !
[On a lu des contes de Grimm et des contes d'Andersen.
Il faut penser à continuer cette leçon sur les solstices et les équinoques en milieux tempérés.]

mardi 11 novembre 2008

Hola





Juste un petit mot pour dire Hola et tout va bien. Nicolas a ouvert son bar samedi soir. Soirée d'inauguration plutôt réussie. Les 20 litres de planteur que j'avais préparés étaient vraiment excellent, normal c'est moi que j'les avais fait dans deux bidons de 10 litres, même si ça avait pas assez masséré. Quant aux demoiselles (répartition des tâches très sénégalaise), elles ont préparé à grailler toute la journée: beignets de crevettes, fatayas, calamares frits, etc.
Aujourd'hui c'est le 11 novembre donc férié ici aussi. Mais on rattrapera samedi allez comprendre pourquoi.


Légende: Chez Janine et au bar La Terrasse. Et au début, à la Somone.

jeudi 6 novembre 2008

Sénégal Concept Kaïros

C'est Nico avec son asso Kaïros qui fait ça , qui a fait ça au Cameroun et au Laos. Ils laissaient l'appareil photo aux enfants ou aux gens et ils les laissaient prendre leur photo. J'ai tenté ça l'autre jour, sur la criée à M'Bour. Dédicace à Nicolas. Hola !

Comme ils ont fait dans Kaïros je crois, l'intérêt sera de leur tirer la photo histoire qu'ils en aient un exemplaire c'est la moindre des choses: ce sont leurs photos.
Bisous à tous.



Direction le Japon. Que dit un nipon à un autre nipon ? "Vous reprendrez bien un p'tit aileron".

Avec le reste des requins, ils font des sacs.
Tous ces requins qui pourraient manger des choses dans la mer !


Raie guitare (je crois). D'ailleurs, savez-vous que Thalassa est aussi passé par M'Bour (2° port de pêche du pays).




Les voici les deux photographes.

mardi 4 novembre 2008

Un week-end chez Adama à N'Dangan... puis un lundi soir avec lui à M'bour...

Ecrit dimanche soir
Un très bon reportage que je n'ai pas encore fini de lire, mais vraiment très intéressant. Tout a commencé par une discusision avec Pape le boutiquier de la rue de chez Poullo. Je lui demande qui c'est sur le calendrier, il me dit que c'est le Khalife général. Je lui en demande plus jusqu'à ce qu'on en vienne à Cheikh Ahmadou Bemba, "fondateur" du mouridisme, le "courant" (soufi) de l'Islam qui est le plus influent et puissant ici au Sénégal. De là Pape me donne toute la généalogie de Cheikh Ahmadou Bemba et je tape "mouridisme" sur Google, et de là Wikipédia, d'autres trucs et en ce moment je lis ce reportage : http://www.grand-reportage.com/pelerinage-en-mecque-afrique de Emmanuel Brisson. Très intéressant. Je vous livrerai prochainement le détail de mes (profondes) analyses...

Piste entre Joal et N'Dangan

A un moment (au début), la piste c'est aussi ça (mais pas longtemps)


Sur ce, bonne nuit, nous sommes rentrés tout à l'heure de N'Dangan où nous avons passé un merveilleux week-end en compagnie d'Adama. Un week-end extraordinaire ! Nous sommes partis en scooter samedi matin : chaussures fermées, bouteilles d'eau, route de Joal bordée de gigantesques toiles de néphiles; piste à partir de Joal, bordée de bras de mer, baobab sâcré sans intérêt puis Adama, Adama, Adama ! Il nous acueille avec deux bons kilos de crevettes cuisinées dans une sauce délicieuse. Il fait venir ensuite du poulet bien tendre cuit en marmitte accompagnées de pommes de terre. Avec ça, on a droit à de la bierre, du coca et de l'eau bien frâiche. Enfin, on se décortique une petite clémentine. On se repose un peu pour laisser la fraîcheur de 4 / 5 heures s'installer et Adama harnache M'Bathiou. On s'en va en charette rendre visite à ce monsieur de Lilles qui manage une fanfare, qu'on avait rencontré en mars et qui vient d'emménager dans une maison juste à côté de chez Tumani, il vient de se faire faire une grande maison qui servira pour son repos mais aussi de résidence pour sa fanfare. Plutôt gâtée la fanfare ! Pour le moment il lisait un livre sur la sagesse de Confusius tout en déplorant le travail de certains artisans qui ont un peu gâté sa terrasse durant son absence.

Avec Adama, on partage tout; mais surtout des bons moments...

On continue avec M'bathiou qui ne comprend qu'une seule chose: la chiquotte. Il trotte un peu. Adama m'assure qu'il peut galoper parfois, même harnaché (c'est vrai). Mais là il se remet d'une maladie qu'il a eue la semaine dernière, comme dit Adama il a eu la chiache la semaine passée et c'est pour ça qu'il a une jambe un peu sale et qu'il est maigre et tout. Mais il va bien maintenant. Tout comme le fils d'Adama d'ailleurs, qui est encore à la clinique de Kaolack mais qui devrait sortir mardi. Adama nous raconte que la semaine passée son cheval malade s'est couché contre son Hundaï comme pour lui signifier qu'il était mal en point et l'empêcher de s'en aller. Adama a compris, il est resté chez lui toute la journée et il nous dit qu'il a bien fait, parce que le cheval avait senti que c'était une mauvaise journée parce que voici ce qui est arrivé au groupe de français qu'il devait emmener Adama : en désespoir de cause ils ont pris un autre chauffeur et ils ont eu un accident. J'essaie de dire à Adama que si ça avait été lui ils n'auraient pas eu d'accident mais il n'en démord pas, pour lui ce sont les passagers qui étaient destinés à l'accident, et pas l'accident qui a été accidentel...

"C'est le cheval qui m'a sauvé. Le cheval ! Ah, M'Bathiou."

Adama aime rester quelques jours parfois avec son cheval, sur son terrain où commencent à pousser sa maison, et où il nous parle de la case et de la "véranda" qu'il projette, avec aussi tout ce qu'il a planté (un laurier rose, un plant de tomate, et bien sûr toutes sortes d'autres trucs dont j'ai oublié le nom). Il y aussi Maud, le petit chat blanc et noir, qu'on voit passer mais qu'on approche difficilement. Adama dit:
"Quand je reste ici, je ne sors pas. Non ! Je reste et je ne sors pas ! Je suis avec mon cheval et je suis bien. Je coupe mon portable même [mon oeil]. Il n'y a que Maud qui sort. Maud, elle, elle peut sortir, rerentrer, elle fait ce qu'elle veut. Mais moi je ne sors pas. Non! Je ne sors pas !"

[Malheureusement on n'a pas de photos de Maud, ni d'ailleurs beaucoup du week-end car notre appareil avait plus de batterie.]

Adama a perdu son répertoir il y a 3 jours. Il a perdu plein de numéros de téléphones. Dans ses poches, foisonnent des petits bouts de papiers sur lesquels sont notés des pagailles de numéros. Adama connaît une centaine de numéros par coeur. Nous avons passé une heure ce dimanche à rentrer des numéros sur son téléphone, des qu'il avait déjà, des qu'il avait sur ses papiers sans savoir à qui les attribuer, des qu'il avait sur un vieux répertoir. Adama et le téléphone c'est une histoire très drôle.

C'est Amandine qui conduit le mieux M'Bathiou. Moi je n'y arrive pas trop. Mais Amandine épate Adama. Il dit:
"Elle conduit mieux que toi. Oui. Mieux que toi ! Elle conduit mieux que toi ! Mais toi là !"
Comme je le lui explique, je ne peux pas être à la fois là et là, à deux endroits à la fois. C'est elle qui a l"habitude de conduire des M'Bathiou... (Pour la carte postale, le soir tombait sur N'Dangan et le cheval connaissait très bien le chemin du retour ; tout cela fait comme un remake.) On est allés dîner dans une dibiterie. Le cuiseur a coupé une partie de l'agneau qui pendait à l'entrée, puis il l'a martonnée, puis il a coupé un bout de graisse qu'il a mis sur la grille et enfin il a ajouté des oignons sur le grille. En attendant que ça cuise un homme m'offre de partager sa dibi. Je le remercie en lui disant que la nôtre va venir... (Avec de la moutarde)

En rentrant nous avons regardé un "théâtre sénégalais" comme l'appelle Adama ; en fait c'était une sorte de film tourné à Dakar à mi-chemin entre la telenovela et le gros navet. Adama avait ça sur un DVD. Mais avec Adama c'était très intéressant de regarder ça. Il nous traduit le wolof puis son téléphone sonne et resonne, il n'en peut plus, puis son téléphone n'a plus de batterie. Avec son fils à la clinique, la saison qui commence, les maisons qu'il gère à N'Dangan, les maisons qu'il construit, l'âne qu'il a prêté à un paysan, l'argent qu'on lui doit, la semaine d'intérim qu'il va faire à l'usine d'arachide de Kaoloack, sa femme qui n'a plus de crédit alors il lui en envoie depuis une boutique, avec tout ça et d'autres choses encore, Adama est très pris et sa tête va exploser comme il dit. Il n'en peut plus ! Il est content content qu'on soit là ce week-end, ça le pose un peu il nous dit.

Dimanche matin : Adama nous emmène à MaLoje, un village serrère dans la continuité de l'île où on s'était baignés avec les Petites Laines. La "promenade" dans ce village est une aventure dont Adama a le secret. Nous sommes à la recherche d'une dénommé Bernadette à qui il doit demander quelque chose. C'est l'occasion d'arpenter les coins et les recoins du village. Pas de voitures (on est sur une île). Ânes conduits par des enfants. Femme qui coupe une bûche de bois avec une hâche. Salutations. C'est très convivial.

Les serrères sont chrétiens. Le village, sur une île du Sin (à 15 minutes en pirogue de N'Dangan), est très animé en ce dimanche matin. La messe de la Toussaint se termine quand Adama nous emmène à l'église (il tenait absolument à ce qu'on assiste à la messe). Dans un dernier chant énergique, mélodieux, accompagné de quelques percussions, des femmes distribuent des petits biscuits aux enfants qui ont mis une belle petite chemisette voire un boubou pour l'occasion. Un homme continue de se recueillir à genoux en faisant tourner un de ces petits gris-gris en forme de colliers avec lesquels on voit souvent des hommes faire mumuse. Ce sont souvent des musulmans qui ont ces amulettes mais preuve en est que les chrétiens aussi (ici l'important est le fait religieux, pas la scolastique -quoique ça dépend). Puis plusieurs personnes se regroupent à l'ombre d'un grand arbre pour une palabre pieuse. C'est Adama qui nous explique cela quand son portable sonne parce qu'on le demande cet après-midi pour aller donner son avis sur un panneau solaire en panne à 10 km de N'Dangan. Adama est très énervé par cette histoire. Il n'ira pas. Dans le village on entend "Adama N'Dyaye!" et "Adama N'Dyaye!"

"Même les enfants me connaissent, même les petits de deux ans, Adama, Adama, si je me cache dans un trou même les lapins me saluent !"

Nous lui conseillons de prendre un portable pour ses affaires qu'il pourra couper de temps en temps (la nuit notamment parce que ça sonne la nuit aussi) et un portable pour lui qu'il laisserait tout le temps allumer, celui-là. Adama est très content de ce conseil.

On est retourné ensuite chez lui manger un bon tieboudien.

Bon, cette fois-ci, pour de vrai : bonne nuit !
Lundi (écrit ce soir mardi):
Adama m'appelle hier midi parce qu'il est en panne à l'entrée de M'Bour. "J'arrive !" Mais Amandine: "Mais toi là (parce qu'elle commence à parler sénégalaisement), tu vas faire quoi, tu sais même pas distinguer un clou d'un marteau?" J'essaie de lui rappeler que j'ai fait la vidange presque tout seul le mois dernier (d'ailleurs il faut que je pense à remettre ça), que j'ai cloué des trucs, que je lui ai installé un fil à linge, etc., puis je me range à ses raisons. Je passe l'après-midi à préparer la classe en ayant Adama toutes les 20 minutes au téléphone puis je le rejoinds à la gare routière. Son Hundaï est réparé, il vient dormir à la maison, on passe une soirée avec une quiche d'Amandine (Adama découvre le plat, il est fan), avec du chorizo même si c'est du porc Adama veut bien (l'important n'est pas la scolastique, mais des objets qu'il nous montre qui le protègent et c'est vrai vrai vrai). Puis il nous dit : "Vous êtes bien ici". Merci Adama et nous on est bien avec toi, c'est toi qui nous protège. C'est vrai !
[Ce matin, taf-taf, un café à six heures du mat puis Adama dans le petit matin il s'en va libre comme l'air, sans bagage, avec d'abord un rendez-vous pour acheter des briques pour une maison qu'il construit à M'Bour (encore une ? Et oui) avant de filer sur Dakar.
Sinon, on a repris le boulot sur les chapeaux de roue. Mes élèves sont trop bien, je les aime bien aussi. Au revoir ! ]

vendredi 31 octobre 2008


Lagune de Somone avec Zizou (pélicans, aigrettes, mouettes, hérons). Refuge à oiseaux, poissons sautillants un peu partout. Un bon petit moment, une bonne petite promenade ma foi. On a attendu toute la journée que ce soit la meilleure heure pour les pélicans et tous les autres zoziaux. On était à l'ombre de la petite cabanette de Zizou qui nous a offert le thé (pastille valda pour remplacer la menthe fraîche absente; succulent thé quand même). Puis poissons juste pêchés juste grillés à 4h de l'après-midi mais on avait rien demandé. Pas dégueu ma foi. Pour la peine, je lui fais une afficche sur le perfectionné Power Point que j'ai sur cet ordi, comme ça il pourra rameuter un peu plus de touristes car ici qui ne travaille pas avec Fram travaille bien peu. Perversion des tours opérateurs: bien des touristes viennent ici sans rien faire qui ne soit patronné par l'hôtel, sans même avoir de Francs CFA de toute la semaine parfois. Le touriste n'enrichit pas beaucoup la vie locale, c'estun peu dommage. Mais le gouvernement n'aurait qu'à interdire les pensions complètes et c'est tout. Révolution !

Zizou et le baobab banzaï. T'y fais un voeu et il se réalise. Je fais le voeu que tu les voeux bien attentionnés du monde se réalisent (Wonderfull world). I AM pour la paix.

Avec tous ces zozios, ça sentait comme sur le boulevard de la Roche devant le Clémenceau. Fiente enivrante.


Quand le poissonnier rencontre des lunettes poissons, forcément il mort à l'hameçon. Attention quand même, "ici au Sénégal on partage tout sauf la femme".

La banquière, le gendarme, la mama et le maître d’école

Ce matin, rendez-vous à la banque pour taper un peu dans le tas de mon salaire de maître d’école (en vacances). Si tu y vas de bonne heure, un peu avant l’ouverture, il y a moins la queue.
En attendant l’ouverture du bordel, je tourne à la recherche d’un café Touba. Passe un car Fram rempli d’excursionnistes mal réveillés. Je trouve le coin du petit déjeuner en bas d’un immeuble pas fini de construire. Autour d’une table conviviale et gérée par une mama énergique et attentive, cinq ou six hommes se restaurent : sandwich de petits pois enveloppé dans du papier journal, café au lait, café Touba. (Le café Touba n’est pas vraiment du café, c’est une boisson noire et sucrée aux arômes très proches de la perfection : je suis fan du café Touba.) La mama et son petit déjeuner ont l’air d’être une petite institution dans ce coin de quartier. Ce doit être bien de se retrouver chaque matin ici pour contenter son estomac et se tenir chaud. Vous savez qu’il commence à faire un peu froid le matin ? Vous savez qu’on met un petit pull le soir sur le scooter pour ne pas risquer de les enrhumer nos petits nez ? Maintenant, on est dans un bon petit été bien indien. Les ventilateurs sont éteints. Le ciel est bleu bleu bleu.
Je le bois sur le perron de la banque, en attendant qu’elle ouvre. Je lis une sorte de livre d’un dénommé Ferdinand Oyono qui s’appelle Une vie de boy et qui se passe en Guinée espagnole. J’aimerais bien aller en Guinée espagnole. Un gendarme vient pour toucher son salaire lui aussi. Il salue tout le monde. Il a un beau pantalon bien repassé et des lunettes de soleil qui ressemblent à celles des gars de Chips. Il est très sympathique. Il me dit : « Réveil de l’esprit par le livre, c’est très bien. » Puis il parle avec une dame à propos du petit matin où tout semble possible (comme avec les hommes politiques), puis du soir où avant de dormir on fait le point sur nos actes du jour écoulé, plein de déceptions, plein de regret. La dame lui dit : « Mais moi je suis très fière de certaines choses qui sont de mon fait ! » Et le gendarme : « Ah pas moi, je me couche chaque soir et quand je fais le bilan de ma journée je suis déçu et triste. Et quand viendra le grand bilan, avant le grand plongeon dans le grand sommeil, ce sera pire ! » Mais la dame : « Mais Monsieur vous représentez la loi, c’est déjà beaucoup ça ! » Et lui : « Oui, mais c’est que moi je voudrais plus, je voudrais être plus droit encore et plus généreux. » S’en suivent des considérations sur le courage requis pour garder le cap ici-bas, au milieu de tous ces tracas et de tous ces soucis dont notre vie se tisse, etc., quand la banque ouvre et alors je prends le ticket numéro 64.
Je monte chercher mon chéquier qui doit être arrivé, je le récupère et parle avec cette dame qui est la directrice de l’agence et qui a son gosse en 6° à l’école française. Elle me dit qu’elle attend plus de sévérité de la part du collège et de là une discussion sur les enfants quand ils deviennent adolescents, sur cette période sensible qu’on appelle puberté, etc., et j’ai l’impression d’être Françoise Dolto car étant enseignant la directrice est très à l’écoute de mes vues sur les duvets qui poussent en-dessous des nez, et sur l’esprit un peu rebelle des collégiens (et giennes). Elle me dit : « Mais vous, alors comme ça vous êtes vraiment enseignant ? » Et je lui explique que oui, je lui dis que si présentement je ne suis pas rasé c’est parce que ce sont les vacances, « mais dès lundi attention ! je lui dis, baguette, tableau noir et récitation des leçons. Attention ! » Et oui. Puis elle me demande commet j’ai connu le Sénégal et alors je lui parle du petit voyage de La Route des Roms ce qui fait que subitement la banquière, d’un coup, elle me demande de lui raconter une histoire. Comme je ne veux pas perdre mon tour qui est le numéro 64, je lui pose juste cette devinette rapide à laquelle beaucoup parmi vous ont déjà la réponse : « De la lune ou du soleil, quel est l’astre le plus précieux ? » Et je m’en vais chercher ma tune en me faisant un chèque à moi-même comme ça se fait ici. J’écris l’ordre : « à moi-même ! » (avec un point d’exclamation tellement c’est extraordinaire).
En tous cas, ce soir, à l’heure où le soleil laissera place à la lune, je me dirai que c’était encore une bien belle petite journée…

Le(s) pied(s)

Je me suis gouré, à la base c'était pour Courbe(s). (On Comprend pourquoi: That is very Conceptual ! Yes indeed).


mercredi 29 octobre 2008

Mathieu et les vacances

Pas d'inquiétude ni de panique quand au message "blues de la toussaint" de Mathieu. Comme vous le savez peut-être, à chaque vacances et en particulier celles de la Toussaint, Mathieu bougonne, ronchonne. En bref, il est triste de quitter son école pendant si longtemps (c'est pour cela qu'aujourd'hui il y est retourné) ! Une semaine avant, il avait hâte d'être en vacances maintenant qu'on y est, il veut retourner vite, vite, vite à l'école ! Et puis, nous avons internet depuis peu et cela le chamboule un peu aussi, mais chut il ne faut pas le dire ! Donc, tout va très bien, il rigole et fait toujours autant le clown !

"Allah est grand, je suis tout petit"

Civil War

J'étais tranquillement en train d'attendre qu'Amandine sorte de la boutique de ces libanais qui ont tout (car Amandine s'est mise en tête de faire du pain et ils ont même de la levure de boulanger), quand le pneu qui crâmait qu'on avait contourné se mis à crâmer encore plus, et des gens apportaient des bouts de paille et toutes sortes de choses qui vont bien dans le feu, -comme ça au milieu de la route à M'Bour, pas très loin de là où on avait été au cyber avec le P'tites laines et mangé un shawarma. On se serait cru dans une manif de pêcheurs de l'île d'Yeu ou de paysans européens trop subventionnés. Est-ce que c'était que l'équipe de foot avait perdu ? (le stade est juste en face et quand le match s'est fini il y a eu encore plus de monde sur la route). Est-ce que c'était une manif contre la Sénélec (EDF sénégalais) et ses incessantes coupures de courant ? On sait pas. Mais en tous ca ça courait sur la route, c'était une bonne petite agitation très sympathique.

La mama regarde ça. Un policier passe qui me dit: "Il faut lui dire de fermer!" (au boutiquier). Puis il continue à courrir en direction des pneus et je reste là à les regarder puis je me rapproche car je suis un peu grand reporter dans l'âme, comme ça avec mon appareil photo et tout à coup ils se mettent tous à courrir dans le sens opposé, comme avant une explosion générale, alors je cours comme eux et on me regarde courrir (des femmes sur le bord de la route) et elle ont un grand rire et un grand sourrire amusé. On me dit de continuer de prendre de photos et de retourner sur les lieux...


Enfin arrivent les pompiers, toujours d'attaque. On m'a raconté que lorqu'une résidence a crâmé il y a un an, les pompiers qui avaient leur caserne à 300 mètre ont mis 1h pour arriver car ils avaient d'abord dû remplir les citernes d'eau puis ils sont allés chercher du carburant à la station service. D'où cette leçon d'Education Sanitaire que les gosses de Pascal et Stéphane (ceux à qui j'ai donné des cours de révision en septembre) ont reçu dans leur nouvelle école (école René Merceron à Saly Niakh Naikhal, qui est une école sénégalaise sensiblement moins cher que Jacques Prévert):
Les eaux croupies.
Nous devons lutter contre les eaux croupies car elles sont source de maladie.
Nous ne devons pas attendre l'intervention de agents sanitaires. Chacun peut agir dans sa rue et dans son quartier.

mardi 28 octobre 2008

Blues de la Toussaint

Nous sommes en train d'attendre avec une certaine impatience et un peu de crainte la sortie de l'hôpital du petit bébé d'Adama. Il est rentré samedi pour un palu et la chose paraît sérieuse. Nous ne sommes donc pas allés à N'Dangan, peut-être sur la fin de semaine si la chose s'arrange. Nous sommes ici à Saly. Alors par curiosité j'ai regardé l'autre soir les billets pour un aller-retour express sur Nantes, car peut-être qu'une pause nous aurait fait du bien... Faut pas déconner quand même. A propos de la Roche le programme des Spectaculaires est spectaculaire ! (et ça on le sait car on a Internet facilement maintenant: c'est à la fois un confort et un piège). Je vous souhaite une bonne journée.

samedi 25 octobre 2008

Une photo floue et artistique (ça c'est sûr) pour tester la wi-fi at home (et oui!) et fêter le début des vacances en ce samedi où j'ai mis un deuxième rétroviseur au sccoter (demain expédition à N'Dangan si le fils d'Adama est sorti de l'hôpital (il vient de rentrer pour un palu ce jour)) et où j'ai pris un petit cours de percussion avec un dénommé Ousman qui nous a invités pour le 4 novembre à une soirée de chants VOUDOU (?). Non, des chants tout courts.
A signaler encore: Les milles et une nuits à l'heure de la sieste.
Pour la route :
Un moustique se posa sur un brin de paille flottant sur une flaque d'urine d'âne. Il se dit:
"Me voici sur l'océan! Et mon vaisseau est splendide!"
Soudain, le vent se leva et déplaça légèrement le fétu de paille. Notre moustique de s'exclamer:
"Quel grand capitaine je suis!"
Et il dirigea son vaisseau sur la flaque de purin qui lui semblait si profond et sans limites! Car l'univers, pour chacun, prend la taille de ses propres yeux.

mardi 21 octobre 2008

Le vieux sage

Chapeau enfoncé sur la tête, assis sur une chaise en plastique un peu gâtée par l’hivernage, plongé dans un livre saint en arabe, tel était le vieux sage lorsque je suis passé à La Terrasse. (C’est comme cela que s’appellera le bar que Nicolas va monter, en terrasse juste à côté du Japoo (pour le moment ils en sont aux travaux qui redonnent une allure à ce lieu prometteur).)

La nuit tombait et le vieux lisait à l’écart. Réussissant à l’approcher (car je cherche sa compagnie car il inspire le respect et peut-être il grandit celui qui l’écoute –et c’est lui qui m’apprend à pêcher mais j’ai beau l’écouter, le voir faire, je n’arrive pas à lancer), je ne sais pas comment nous en vînmes à évoquer l’Indépendance du Sénégal. (A la base il y avait de ma part une question détournée : tu avais quel âge au moment de l’Indépendance ?, et tout ça pour connaître son âge…)

« J’avais 11 ans. Et je m’en souviens bien. Mes parents se rendaient au meeting de Lamine Gueye. Pour les premières élections du Sénégal indépendant, deux candidats s’affrontaient : Senghor et Gueye. Chacun avait sa couleur : vert pour Senghor et rouge pour Gueye. Mais ce jour-là j’étais habillé en vert ! C’était la fête à Gueye et j’étais tout en vert ! Alors les milices de Gueye m’ont chargé ! J’étais habillé tout en vert. Je n’ai pas compris ce qui m’arrivait. J’avais des armes pointées sur ma poire, j’entendais les mots « provocation », « scandale ». 11 ans. Toutes ces armes étaient dirigées contre moi. Je sentais que toute cette agitation était de ma faute. Mes parents n’avaient pas réfléchi, et moi je m’habillais avec ce qu’il y avait.
Et ce sont des femmes de Lamine Gueye qui m’ont sauvé. Elles ont dit : « C’est un enfant. » Je me suis faufilé entre les jambes des femmes sans demander mon reste ; et j’ai couru jusqu’ à notre maison. Je me suis jeté sur ma couche, tremblant de fièvre et en pleurs. A ma mère qui me questionnait : « Les gens là-bas, ils veulent me tuer ! » Ah oui, la période de l’Indépendance, je m’en souviens très bien. Très bien. »

lundi 20 octobre 2008

Quelques photos et...


Hier, nous avons assisté à un championnat de natation. On avait eu Adama au téléphone qui nous disait qu'il viendrait sans doute ce week-end. Finalement il étaià Thiès alors on l'y a rejoint: il était content content ! Il était très beau aussi dans son beau vêtement tout en jean des pieds à la tête. C'est qu'il y avait des jeunes de Dakar, de Saint-Louis et de Kaolack qui étaient en compétition autour de la piscine de l'école polytecnhique de Thiès. Adama emmène régulièrement les enfants du club de Dakar à leurs compétitions dans tout le Sénégal. Là ils sont en phase de qualification pour un championnat en février en Chine ! Un groupe partira mais les gosses ont dit : Et Adama ? Alors pour la sécurité du groupe, et ne pas trop les troubler, Adama devrait partir avec eux 15 jours en février, pour ls conduire en Chine... J'imagine trop Adama en Chine mais alors, dans ces conditions, pourquoi pas l'année suivante chauffeur au Brésil ? Pour ne pas trop nous troubler ce serait bien.

Adama et Amandine, grands amateurs de natation. (200 m 4 nages, papillon, dos crawlé, brasse coulée et crawl).

Sur la route de Thiès... Adama m'a engueulé qu'on ait pris un chauffeur alors qu'on aurait pu prendre un 7 places ou même le scoot...
mais finalement il lui a pris son numéro au gars qui s'appelait Malik.

Ha, je ne voulais pas mettre cette photo, tant pis ! C'est la route pour la réserve.

A la pouponnière, ce week-end.

Un samedi à la pouponnière

Corrections à la chandelle (panne de courant mais le show must go on)
La classe, toujours la classe ! Maintenant, il a un beau tableau noir bien grand le maître. Attendez, je vais vous mette une Joconde pirate sur la colonne de droite. Au revoir !