mardi 14 octobre 2008

La Route des Roms à Face et Si (ça y est je viens de regarder bravo les gars ! (et Maud!!!)): c'est de la balle (larmes à l'oeil... ):
http://www.canal15-tv.com/pages/les-programmes/les-programmes-dinformation/tapas/tapas-du-2-octobre-2008.php
Photo un peu concept.
Popenguine.


Route de Nianning.


On des casques mais ils nous bouchent la vue (c'est mieux sans et on sue dedans).


On a un scooter mais il ne se voit pas.

Dimanche (pour de vrai) et demain c'est mercredi (chic)

Le sable reprend peu à peu ses aises à Saly et sur la route des charrettes, où déjà nous nous étions ensablés avec Adama, le scooter chasse parfois. Au bout de la route des charrettes est un vendeur de petits pains briochés, de longs pains de campagne au chocolat –que nous dégustâmes ce matin.
Vues : des femmes assises sur des chaises en plastique, bien habillées, regardant passer le dimanche en compagnie ; des processions d’hommes, cheminant, en chantant des choses musulmanes, très douces, très entêtantes ; ces hommes barraient la route, nous obligèrent à stopper, et les calèches gorgées, les véhicules ; ce sont des confréries qui profitent des jours fériés pour se retrouver de temps en temps ; des personnes allant chercher crevettes et lottes fraîchement pêchées sur la plage (à M’Bour) ; les femmes de la Pouponnière en train de broder les prénoms sur les tissus car c’est demain la rentrée ; quand nous sommes arrivés les enfants faisaient la sieste, quand ils se sont réveillés ils ont été lavés, nous les avons trouvés tout propres dans de beaux vêtements propres, ils ont joué, on a chanté avec un petit groupe et on en a eu sur les genoux et dans les bras, plusieurs qui ne pouvaient pas rester seuls tant ils étaient tous fatigués et très énervés ; ils ont fait des choses dangereuses ; ils ont frôlé à de nombreuses reprises l’accident domestique ; nous trouvons parfois les femmes qui en sont responsables assez peu aux aguets (balançoires dégondées, dessoudées, eau de javel à disposition, bout de plastique de la terre à la bouche, et de nouveau) ; demain c’est la rentrée et plusieurs rentrent en classe enfantine.
Vu encore (entendu) : des djambés (encore maintenant d’ailleurs) au loin, et un dénommé Pape qui tient une toute petite boutique pas très loin du cyber m’explique qu’il s’agit d’un baptême, aux sons des djambés et du rythme il sait que c’est un baptême woloff puis il écoute et me dit que là une femme vient d’entrer dans la danse et de là nous parlons de sa famille et de sa vie, puis je parle avec Abdoulaye qui est de Casamance et gardien-jardinier ici et puis beaucoup de casamançois ont fui avec les événements et sont venus ici, comme gardien par exemple ; les paroles d’Abdoulaye sont sages ; il dit des choses très sensées et qui vont bien avec la nuit ; demain, leçon sur le « a » et le « à » et le « est » et le « et ».

Dimanche (mais en fait samedi)

Le sable reprend peu à peu ses aises à Saly et sur la route des charrettes, où déjà nous nous étions ensablés avec Adama, le scooter chasse parfois. Au bout de la route des charrettes est un vendeur de petits pains briochés, de longs pains de campagne au chocolat –que nous dégustâmes ce matin. Nous les avions achetés en revenant de Nianning hier au soir. Les parents d’Angélique sont invités par Vendée Matériaux. Nous avons fait leur connaissance tout fraîchement arrivés de la France et avec de nombreux vendéens autour de la piscine à l’ambiance en vacance. Nous avons bu un cocktail Cap Vert, moi sans Vodka et eux avec Vodka. (Pourquoi moi sans Vodka ? Je m’en explique : c’est moi qui ai commandé en premier, comme je ne savais pas trop encore l’esprit des vendéens j’ai tâté le terrain, j’ai fait mine d’hésiter entre le Sans Vodka et le Avec Vodka, j’ai fait mine, du coup le serveur (aussi speed que dans une brasserie parisienne) a lancé : « Bon, un Djambo ? » (le Djambo c’était le Sans Vodka) et j’ai été obligé d’accepter car ça commençait à durer il y avait les autres à commander et ils avaient le dîner à 21 h du coup, voilà comment je me suis retrouvé au bord de la piscine avec un Djambo tandis que eux sans scrupule avaient un Cap Vert ou un Jaune (un moustachu prit un Jaune). –Il y avait aussi des petits toasts genre pizza pas dégoûtants du tout et des cacahuètes.

Ce que j’ai pas trouvé correct, c’est qu’un de Vendée Matériaux a pris dans notre stock de petits toasts alors qu’il n’avait pas encore eu sa commande (un whisky) et qu’il savait qu’avec elle viendraient d’autres petits toasts et d’autres cacahuètes.

Au campement-club de Nianning, l’ordre des lieux surprend, une certaine force se dégage. Nous avons quitté quand la piste de danse donnait Give me the night de G. Benson.

Aujourd’hui ils ont dû faire du jet-ski de 15h à 16h 30 et assister à un spectacle de karaoké hier.


A part sponsoriser (je crois) des bateaux pour le Vendée Globe, Vendée Matériaux fait de grandes choses en Afrique (ils ont eu une conférence sur ça samedi matin) : dans plusieurs pays ils ont installé des écoles, équipé des choses et lundi les personnes en vacances se rendront dans l’école de M’Bour qui a dix ans depuis la BA de VM, alors ils ont apporté des cahiers et des crayons et de là une conversation sur l’aide France-Afrique, une petite discussion quant à la différence entre gestes et action, malgré la Lambada, sur la manière d’aider ces gens « qui sont heureux comme ça, à vivre comme des animaux » (a dit le gars qui nous avait piqué des toasts et qui sirotait maintenant son whisky), « c’est la misère mais les gens sont moins stressés qu’en France, quand même, non ? » (…)

lundi 13 octobre 2008

Lundi matin

"Lundi matin, le roi, la reine et le p'tit prince..." en écrivant le titre de ce message cette chanson m'est venue, normal, c'est lundi matin et nous sommes à l'école. J'ai préparé mes ateliers, téléchargé VLC, regardé le Courrier International, essayé d'écouter France Inter et voilà. J'ai oublié d'apporter mon livre... "Les coulisses de la grande distribution", un petit tour du côté de l'économie française. Sachez que j'en suis déjà à mon 7ième livre ! Et oui ! "Into the wild" pour se rafraîchir les idées, "A comme voleur" littérature jeunesse, "Le bébé" de Marie Darrieusseq, "L'école ça sert à rien" je pense que je vais lire beaucoup de romans pour enfants vu qu'il y a une bibliothèque à l'école, "L'assassin habite au 21" un classique du genre, "L'enfant noir" évidemment... Ici, les livres sont rares, j'ai vu que chez Janine, il y avait quelques Fred Vargas et Benaquista, le boutiquier d'à côté en prête (des livres à l'eau de rose), les collègues de l'école aussi et la presse de Saly en vend quelque uns mais ce n'est pas ça (c'est des trucs du genre Arlequin ou "Attendre son enfant en toute sérénité" ou "l'internet pour les nuls"), par contre les mots fléchés sont à foison ! Et, en revue, il y a le National Geographic, ça c'est bien.
Au fait, les brochettes de fruits du premier atelier cuisine ont été un franc succès ! L'orthophoniste qui vient le jeudi m'a dit que tous lui en avait parlé même ceux qui n'y étaient pas ! Vendredi, j'ai cuisiné avec Adèle, je sais désormais faire les boulettes de lottes (roulées avec une seule main s'il vous plait) ! Ici, la lotte n'est pas cher (1,50 € le kg) et les grosses crevettes aussi (à peu près 5 € le kg). Ceux qui viendront nous voir auront la chance de déguster tout ce que j'apprends ici... pour les autres, et bien, vous aurez l'eau à la bouche et il faudra attendre une année !!
Bizzz à tous
Mandine

samedi 11 octobre 2008

Sondage chez Wiitgenstein, 1° partie

Tout vient à point... Jamais film débile n'aura été aussi attendu...

Histoires merveilleuses d'un monde (décidément) merveilleux

Bonjour,
Je souhaiterais dans ce message vous faire part de quelques histoires entendues de la bouche de Nico et de celle de Sahar. Amandine vous a déjà parlé de Saar, qui est une libanaise mariée à un français, lui travaillant chez Kirène à Rufisque (eau minérale, jus, lait) et elle la secrétaire du collège où règne une ambiance qu’il faudra bien détailler un jour ou l’autre. C’est une secrétaire consciencieuse, une femme douce et attentionnée. Elle a prêté des recettes à Tante Mandine, elle nous a décrit les démarches pour obtenir la carte de résident, elle va nous prêter des petits supports métalliques pour faire tenir les serpentins d’encens qui font fuir les moustiques, des moustiques qui fuient mais pour mieux revenir au milieu de la nuit, insectes passés maîtres dans l’art de la lâcheté et de l’attaque surprise, saloperies de bêtes de merde et en effet du plomb dans l’aile pour le wonderfull world, mais du sang aussi, dans les trompes : ô joie d’en écraser un entre mes mains expertes, et clac, la paume rouge de ma main pour un cri de hourrah !, un de moins. Sahar n’a jamais vécu au Liban. Elle est née en Côte d’Ivoire. Quand il y a eu les événements là-bas, que les français n’étaient plus très bien vus et que la boîte du gars Laurent a quitté elle aussi, ils sont allés au Sénégal ; il faut savoir que la crise ivoirienne en a fait fuir pas mal, que Nescafé a immigré au Sénégal (pour un temps) et que Laurent a eu une opportunité ici à Rufisque. Sahar a connu son mari à Abidjan, ils ont eu des enfants et maintenant ils sont là et l’autre soir la discussion a versé sur les raisons de l’importante diaspora libanaise, notamment en Afrique : voici les faits : au début du 20° siècle Mesdames Messieurs, de nombreuses familles libanaises ont souhaité immigrer en Amérique ; le trajet se faisait en bateau mais passé le détroit de Gibraltar le bateau mettait cap au Sud, ni vu, ni connu, et les libanais débarquaient en Afrique de l’Ouest en croyant débarquer aux States –l’illusion devait durer le temps que le bateau reparte en chercher d’autres. Comme il n’y avait pas de téléphone ni de télé ni d’Internet ni rien, ils ne pouvaient pas dire aux futurs passagers qu’ils allaient se faire arnaquer. Voilà pourquoi il y a tant de libanais en Afrique de l’Ouest : à cause d’armateurs sans scrupules. Et il faut bien reconnaître que c’était tout bénef pour les bateaux, ça leur faisait moins loin. Des premières générations de migrants se sont donc installés en Afrique puis d’autres, par la suite –voyant que les affaires ne marchaient pas trop mal et cette fois-ci en sachant où ils mettaient les pieds– et aujourd’hui Sahar explique que les libanais ivoiriens sont issus de familles plus friqués que les libanais sénégalais car le prix du billet était fonction de la distance et voilà pourquoi aujourd’hui il y a une liaison aérienne Abidjan-Beyrouth et pas de Dakar-Beyrouth. L’actuelle génération, la quatrième ou la cinquième, n’a en général jamais mis les pieds au Liban.

Oh ! Quelle histoire merveilleuse, vous pensez, mais maintenant lisez ceci :

La famille de Sahar est une vraie auberge espagnole. Son frère est aux Antilles, il est mariée à une québécoise, sa sœur est aux Pays-Bas avec un allemand, et son troisième frère réside dans un pays d’Afrique dont j’ai oublié le nom. Les enfants de Sahar sont en France, l’un à Bordeaux l’autre à Paris. Tout ce monde ne se voit pas tellement mais la maman restée au Liban se rend chaque année dans l’un ou l’autre de ces lieux. Elle qui n’a jamais migré en profite pour voyager ! Un jour elle est allée en France par la ligne Beyrouth-Lyon, puis elle a pris un car jusqu’à Amsterdam et ça c’est Sahar et Laurent qui nous le racontent car ici, qu’ils soient français, libanais ou afghan, ils aiment tous raconter leur vie –si c’est souvent riche il y a parfois des digressions un peu longuettes. A Noël dernier, ils se sont tous retrouvés dans un chalet en Haute-Savoie. Ils avaient loué toute la structure réservée à la base pour des colonies de vacances ; ils ont fait des balades en raquettes, du parapente, de la luge et des tours de cuisine : chaque jour, l’un des couples préparait un truc de leur pays de cœur et apparemment ce fut un Noël merveilleux. Et vous pensez : oh ! quel appendice merveilleux à l’histoire merveilleuse de la diaspora libanaise ! Mais maintenant voyez ceci :


En décembre dernier, Nicolas est descendu au Sénégal en Renault 21. Il a pris le bateau à Sète, il a débarqué à Tanger (il avait son passeport) puis il a tracé la route jusqu’en Casamance. Plusieurs journées de route avec un dénommé Alain, un vieux brisquard, un vieil escroc de marin de routard un poil écorché. Alain et lui se sont trouvés sur Internet, se sont retrouvés à la gare SNCF de Sète et pendant tout le temps du voyage ils ont eu le temps de causer et de se raconter des histoires pas possibles, des histoires de pirates, de brisquards et de vieux routard un peu écorché. Alain est un marin. Il a retapé des bateaux, il a beaucoup fait la Méditerranée et il a fait l’Afrique ; en décembre dernier il descendait au Sénégal pour reprendre un business et créer ce qui partait pour être le nouveau vrai chantier naval de Dakar –il n’y en a pas apparemment en ce moment et il y a un truc à faire de ce côté pour les gens motivés. Alain braqua un jour un petit bar-tabac de campagne au fond d’une lointaine région française ; il fit cela armé d’un pistolet en plastique et habillé en bleu de travail. Il se tape le fond de caisse ; il repart sur sa mobylette après avoir mis le magot dans une caisse à outils fixée au porte-bagage ; sur la départementale il croise les flics avec leurs gyrophares mais comme il a son casque ils n’ont rien à redire les kisdés, et puis de toutes manières ils étaient sur les traces d’un dangereux braqueur de bar-tabac de France.
(Selon Nico, Alain n’était pas mythomane ; Nico m’assure être capable de reconnaître les mythomanes et les histoires d’Alain sont si incroyables qu’elles ne peuvent qu’être vraies – moi aussi je crois ça, je suis d’accord avec Nicolas.)
Une fois, en Méditerranée, Alain a navigué avec un troupeau de dauphins, et des dauphins ça danse et ça s’amuse avec les hommes (c’est pas comme les moustiques, les hannetons et les néphiles, un dauphin est un animal vertébré et intelligent, c’est un mammifère) et tout à coup ils se sont mis à barrer la route au bateau : l’équipage avait beau insister (car ils voulaient arriver à Marseille au matin), les dauphins insistaient et c’est avec insistance qu’ils barraient la route au bateau. Alain a dit : « Il faut écouter ce qu’ils veulent nous dire. » Ils ont changé de cap. Quand ils sont arrivés à Marseille, les gars de la capitainerie leurs ont dit qu’il y avait eu une très violente tempête sur leur cap initial. Fascinants dauphins...

Histoire de vieux brisquards, de marins écorchés…

Pour conclure (que d’histoires merveilleuses !) : savez-vous comme s’est passée la construction d’un navire vers Trinidad pour le compte d’un vieil enfoiré qui se faisait un yacht pour promener des salopes et boire du champagne ? Savez-vous comment ça se passe quand ce dénommé Alain et un collègue à lui retapent le yacht au black et qu’une fois le boulot terminé le gars leur dit : « Et maintenant dégagez » et il ne les paie pas ? Alain et son collègue quittent le port, l’air de se casser dégoûtés et de se casser pour de bon, et ils reviennent la nuit, ils plongent, accrochent des chaînes aux hélices du bateau, amarrent les chaînes à terre puis quittent le port à nouveau, cette fois ni vus, ni connus, et durant plusieurs mois ils naviguent sur les îles alentours (vers Trinidad –je ne sais pas où c’est Trinidad il faut que je pense à regarder ça sur une carte ou que je tape ce mot sur Kartoo, Google Earth, le Sans-Culotte 85). Quand ils reviennent, les chaumois leurs racontent cette histoire incroyable que le vieux salopard s’en allait pour promener ses putes et que crac !, trous, entrées d’eau, grosse avarie –le mec la queue entre les jambes comme le corniaud aveugle qu’il était. Ils rigolent, ils disent : « Non ?! C’est pas possible ! » Et le clébard retourne les voir, l’air gêné il leurs dit qu’il va avoir besoin de leur service et Alain et son pote ils disent que bon, OK, mais cette ils exigent une avance (« Transformer l’expérience en conscience » disait André Malraux, J.M.G. Le Clézio a eu le prix Nobel) et enfin ils disent : « Bon, ça, c’était pour le boulot de l’autre fois, maintenant, combien t’allonges pour qu’on te le remette sur pied ton vieux rafiot gros connard ? » Et voilà comment ils ont œuvré les deux brisquards. Nicolas a rencontré un sacré vieux brisquard au cours de ce voyage.
Il nous a montré des vidéos de son voyage à travers le Maroc et la Mauritanie avec lui (après 250 bornes Alain s’est rendu compte qu’il avait oublié son passeport dans sa veste restée dans la penderie d’une auberge du Sahara Occidental), j’essaierai de vous mettre le lien pour les voir ces vidéos si ça vous dit et ça, cette séance vidéo, c’était après avoir mangé de bonnes boulettes de lotte préparées par Adèle et Mandine (bonne cuisine sénégalaise) suivies d’une tarte aux bananes et aux pommes (pour la touche française) et d’un café Touba (excellent).
Que la terre vous soit légère et comme on dit en Bretagne :

"An hani ne vez ket joä doc'htoñ a-pa arriw a vez joä doc'htoñ a-pa y-â kuit"
(Celui qui ne fait pas plaisir en arrivant fait plaisir en partant !)

jeudi 9 octobre 2008

Echec de l'envoi de la vidéo. Ai essayé mais c'est sans doute trop lourd. On vous donnera juste le début ou en deux fois. C'est un petit cours de sénégalais en direct live: apprentissage de la patience. Africa Time... A demain. Bisous.

mercredi 8 octobre 2008

Fais voyager ton scribe (tu découpes et tu le mets dans un paysage facinant). Vidéo dont il est question : dans message suivant. Brochettes de fruits.







Ce week-end, on avait l'appareil photo de l'école (en prévision de la sortie cirque d'aujourd'hui pour laquelle Amandine devait faire reporter photo). Il est bien cet appareil parce qu'il fait des vidéos en J-Peg. D'où le merveilleux film de fiction qu'on a coçu puis réalisé. "La situation initiale est particulièrement bonne (un disciple de Wittgenstein se fait déranger par une sondeuse de la Soffrès). Dommage que par la suite le film devienne une bête visite guidée de l'appartement à l'attention des parents pour qu'ils voient comme on est bien logés. Devrait suivre une palpitante vidéo où Nicolas fait revenir la lumière puis prépare mon fil de pêche. ("Le masque et la plume du 5 octobre 2008).

Penser à : aller pêcher.

Finalement la sortie cirque est annulée : la directrice pensait avoir réservé un cirque avec clowns, trapezzistes, lions, triceratops, magiciens, contorsionnistes chinoises, M. Loyal, orchestre, piste aux étoiles et grande ours tombée du ciel; en fait c'était une demi-heure d'une preformance cirqueste concept Courbe(s) / Arthymus. Elle a préféré annuler : pas la peine d'emporter tous ces gosses à ce truc. Dommage j'aurais bien vu Dakar et tous ces embouteillages parce qu'on aurait eu des motards de l'Ambassade pour nous ouvrir le chemin pour pas que les petits chéris restent trop longtemps dans les embouteillages et aient mal à la gorge à cause de la clim. Tant pis. Donc on est à l'école aujourd'hui.

Quant à la réunion parents - profs, ma foi ça s'est bien passé. Le seul truc c'est que j'avais mis un pantalon tout propre dans la caisse de mon scooter (parce qu'on a un scooter) et que je l'avais mis pour bien présenter devant les parent parce que j'avais un pantalon propre mais un peu sale sur moi. Mais ce pantalon de la caisse avait un trou à la jambe. Donc j'ai préféré garder le un peu sale pour la réunion et bien m'en a pris car de toutes les manières il y avait coupure de courant donc les parents n'y voyaient rien. Ils m'ont posé des questions que je ne vais pas vous rapporter ici et moi j'ai fait un topo trop bien pour les rasurrer : 1) Apologie des notes et des dictées. 2) Feuille récapitulant ma pédagogie de l'orthographe. 3) Appréciation critique des qualités et des limites de la méthode de maths entre les mains des drôles.

Au moment de parler du dictionnaire, je ne sais pas ce qui m'a pris mais pour me donner du crédit j'ai commencé une phrase par : "Pendant de nombreuses années, j'enseignais comme ça le dico....." Mais malheureusement il y avait la trésorière dans l'assistance, qui a participé au recrutement et donc qui a vu mon dossier et donc qui sait que je suis un petit jeune dans le métier (elle a rigolé dans sa barbe). Mais l'illusion a marché sur les autres mamans, qui de toutes façons étaient contentes qu'il y ait des dictées et des notes. Et moi, comme ça, j'ai la paix et je peux leur faire faire des visages paysages à la manière de Dali, des scribes assis en train de pêcher au-dessus de la Polynésie, des textes libres et, bien sûr, "Tous les animaux du monde".

Une pensée pour Amandine qui en ce moment est en train de faire des brochettes de fruits au chocolat avec un groupe d'enfants. Une pensée à toi Amandine, et à bientôt !

Mathieu

mardi 7 octobre 2008

Anecdotes


Une pensée à Archie ! Ici, il y a beaucoup d'ânes. Le jour où nous avons pris cette photo, nous étions du côté de Popenguine, un petit village en bord de mer avec des falaises (on se croyait en Bretagne !) à majorité chrétienne, nous avons donc vu beaucoup de cochons ! Apparemment à la Pencôte, il y a une grande fête qui réunit tous les chrétiens des environs, je pense qu'on ira voir ça. Il y a également une réserve naturelle d'oiseaux. Sur le chemin du retour, nous sommes passés devant la réserve de Bandia, pour l'instant, nous ne pouvons pas y aller car étant donné que c'est l'hivernage, il faut un 4x4 et les animaux sont difficilement visibles vu l'étendu de la végétation. Ce sera beaucoup mieux à la saison sèche. En passant devant, nous avons croisé un petit singe roux et blanc et malheureusement, un autre était écrasé, c'est la route pour Dakar, elle est très fréquentée.
Depuis quelques jours, nous hébergeons dans la salle de bain (plus précisément entre la moustiquaire trouée et dehors) une sorte de salamandre (je ne sais plus son nom exact). Elle vient le soir et repare le matin, elle est au frais et nous débarasse des insectes. Mais, il ne faut pas la toucher car elle est urticante.
Les oiseaux viennent également tous les matins prendre leur petit déjeuner, ils se rapprochent de plus en plus.
Bon, la c'est la animaux mignons, mais il y a aussi les araignées, surtout celles des murs, elles sont toutes plates. Elles ne sont pas encore trop grosses mais pour les écraser, il faut se lever de bonne heure car elles sont très vives. Ha, et samedi dernier, nous avions invité à manger, Sahar et son mari Laurent. Nous étions dehors, et là, une énorme bête me tombe dans les cheveux, dans la nuque, vous me connaissez, je crie ! Et Mathieu en rajoutant "ha mais qu'est-ce que c'est, ça y est elle est partie, ha non". C'était un énorme hanneton d'au moins 10 cm de diamètre ! Ben, ça fait drôle, je vous le dit ! Du coup, j'avais toujours la tête en l'air et j'ai vu qu'il y avait un 2ième nid de guêpes.
Sahar est d'origine libannaise et est née à Abidjan en Côte d'Ivoire, elle a rencontré Laurent, français travaillant là-bas, ça doit faire une bonne vingtaine d'année qu'ils vivent ensemble en Afrique. Lorsqu'il y a eu les problèmes en Côte d'Ivoire, ils ont rappatrié leurs 2 fils en France. Et puis, Laurent a eu l'opportunité de venir travailler à Dakar, ça tombait bien puisque les écoles françaises ne comptaient pas rouvrir. Donc, leurs enfants sont revenus, enchantés. Ils sont arrivés sur Saly, il y a quelques mois, Laurent travaille pour l'eau Kirène et Sahar est la secrétaire du collège. Leurs enfants finissent leurs études en France à Paris, en informatique, et à Bordeaux, en pâtisserie. Ce sont des gens très agréables, très simples.
Sinon, juste un mot pour dire qu'hier soir, nous avons vu Cédric et Angélique via la web cam. Nous étions au cyber et il y avait une caméra, le son ne fonctionnait pas mais c'est pas grave, on pouvait s'écrire et se voir. C'était chouette !
Bisous à tous !

samedi 4 octobre 2008

Samedi

Aujourd'hui, pouponnièrece matin. Des choses à raconter à ce sujet, on verra ça. Tout est comme plus animé, partout. Le Ramaddan est terminé. Beaucoup de monde à M'Bour. Acheté du fil de pêche, un plomb, un hameçon, du tissu noir et blanc pour le théâtre d'ombre. Du monde à la plage devant chez nous près du cyber. Du monde ! Footing, foot, abdos, petits sauts. Jeunesses dakaroises un peu aisées en week-end. Résidents Toobabs qui ont commencé d'arriver pour passer l'année là. Des libanais jouent au foot entre eux. Des sénégalais jouent au foot entre eux. 2 toobabs passent en disant "Un million 5"et puis après "C'est viable".
C'est ça.
Un message d'Eric aussi (j'ai fait copier/coller) :
Salut les copains, pour ceux qui veulent découvrir un bout des p'tites laines à Face et Si, n'hésitez pas à regarder l'émission Tapas du 26 septembre : http://www.canal15-tv.com/pages/les-programmes/les-programmes-dinformation/tapas.php
Bonne continuation à tous,
Ricou
à toi aussi Ricou!

Vidéo + Monde Merveilleux + Chanson

Les paroles d'une chanson déjà culte, sans doute reprise un jour par les P'tites Laines (Qui sait?)

Refrain : Tous les animaux du monde,
Tous les animaux sont mes amis.
Du lion à la colombe, du renard au ouis…titi !

Le taureau n’est pas content :
sa femme est vache, c’est navrant !
Le hibou chante à tue-tête :
« J’ suis heureux, ma femme est chouette ! »

Refrain

Bien qu’il soit le plus musclé,
l’éléphant se sent brimé
car il a deux yeux tout noirs
mais avec défense d’y voir !

Refrain

Moi j’ai un joyeux caniche
qui aime qu’on lui fasse des niches.
Et un poisson très revêche
qui n’aime pas du tout la pêche !

Refrain

« - Quelle est la fête des chats ?
- Moi, je donne ma langue aux chats !
- Vous ne trouvez pas du tout ? Voyons, c’est la mi-août ! »

Refrain


Essayez d’offrir un verre,
même au milieu du désert,
à mon ami le zébu :
il vous dira : « Moi, z’ai bu ! »

Refrain

Vendredi: des abdos pour décompresser (d'une dure semaine)

Bonjour à tous,
Je ne sais plus trop ce que je voulais vous raconter. Cet après-midi, on est allés à la Lagune de Somone, comme il pleuvait un peu on avait bien envie de se baigner et en plus il y avait coupure de courant alors c’était le mieux à faire. En fait on pensait pas forcément se baigner mais en tous cas tracer la route avec le scoot car sachez bien deux choses : la première c’est que je me suis fait opérer des dents de sagesse en mars et en avril (par le docteur Mathieu d’ailleurs, clinique Saint-Charles, et il était là à me mettre RTL 2 pour me relaxer en m’arrachant les dents mais quand même j’ai douillé beaucoup puis eu peur quand le chef de délégation qui écoutait Pink-Floyd en montant l’épisode de Goudiry m’a fait croire qu’elles repoussaient et je sais désormais que c’est faux et que c’était une blague) ; et la deuxième c’est qu’on a un scooter. (La troisième accessoirement c’est que j’ai fait la vidange presque tout seul dimanche dernier). Alors quand on est arrivés à la Lagune de Somone forcément on avait les casques dans la main et on a vu quatre jeunes hommes assis en tailleur au milieu de quatre trous dans le sable (un par bonhomme) et c’est pour cela que j’ai émis dans ma tête bien faite trois hypothèses qui sont dans un ordre : 1) Ils jouent dans le sable (concours de pâtés de sable, trou le plus profond, Bill dans
Boule et Bill qui enterre son os) ; 2) Ils font des offrandes à la mer dans un ambitieux syncrétisme Animisme / Allah / Poséidon car j’ai entendu dire de la bouche de Roxane (la jeune instit des Petites Sections à l’école) qu’ils sont nombreux les sénégalais à faire des prières et des vœux et des offrandes à la mer pour qu’elle ne les noie pas et après ils vont se baigner ; et 3) Qu’est-ce qu’ils nous veulent ceux-là ? Mais en fait ils étaient en train de faire des exercices : j’ai compris ça quand je me suis retrouvé au fond d’un trou comme eux. Ils alignent 20 pompes à la suite et donc, corps bien fait dans tête bien faite (sans sagesse ni prétention), moi aussi. Et l’un d’eux scande le nombre. Et je m’affale au bout de sept. Sans pitié, Amandine rit de moi. Or pour les abdos, de leur aveu même : je suis bon. Et oui j’ai des tablettes de chocolat moi. Beaucoup de sénégalais font des exercices sur la plage : pompes, abdos, longues nages, footing sur le sable mouillé. Moi je les vois tous les matins parce que je me lève tôt je fais partie du Sénégal qui se lève tôt : 6 heures du matin qu’est-ce que vous croyez. Mais mercredi c’était férié. On a joué au foot et là c’étaient pas les abdos : au bout de 5 minutes j’en pouvais plus. C’était trop la pleine chaleur. Je voyais des étoiles en plein jour. Il faut que j’arrête de fumer c’est pas possible je tiens plus le rythme (ça on le savait déjà…). Eric, qui aime les défis, lui il a fait le tour de l’île de Jersey, soit 20 km, sous la pluie –et Maud elle m’a raconté ça parce qu’elle était avec lui et elle a fait ça aussi ! A pied ! Moi, si j’avais été là, je l’aurais fait en scooter. Et j’aurais roulé à gauche. Au revoir.
A pars ça une dure semaine nous attend : réunion des parents lundi soir (j’ai jeté un œil aux nouveaux programmes pour répondre aux questions éventuelles des mamans libanaises un peu stressées (voire stressantes) : c’est pas si terrible que ça ces nouveaux programmes y’a pas de quoi en faire un plat de soixante-huitard attardé et je me suis rendu compte que depuis la rentrée j’ai fait que des trucs qui sont au programme. Une chance ! De toutes façons s’ils changent les programmes c’est uniquement pour faire vivre les éditeurs. Voyez Courbe(s). Jamais cette asso n’aurait une telle effervescence si les programmes étaient les mêmes depuis la Loi d’Orientation de 1989, ou je me trompe ?) ; ensuite, mercredi on emmène toute l’école à Dakar pour aller voir un cirque. Classe le matin, départ à 13h, retour pour 20h. Et la classe du jeudi on la prépare quand avec tout ça ? Je vous l’demande. Donc vraiment c’est pas une sinécure ce job. Penser à prévoir une grève contre les heures sup et la crise financière internationale.

mercredi 1 octobre 2008

La pouponnière




Samedi, nous sommes allés pour la 2ième fois à la pouponnière. Nous avons fait une ronde, chanté « tourne, tourne, petit moulin… » et essayé de leur faire apprendre les parties du corps, pour l’instant, on a fait le visage. Ce n’est pas facile car il ne parle que wolof. Les dames qui s’en occupent traduisent ce qu’on leur dit. Durant toute la séance, Mathieu a deux p’tits gars collés à lui et moi, deux p’tites filles ! Nous partons à l’heure du déjeuner. Ce qui nous a un peu surpris la première fois mais qui fait partie de la culture sénégalaise, c’est qu’il n’y a pas de tables, tout le monde est assis par terre, une des dames fait manger les petits, une cuillérée de bouillie pour chacun et les plus grands sont autour du plat et mangent avec leur main droite. Dans l’ensemble, ils sont très sages et très contents qu’on fasse des jeux avec eux.
A partir de la semaine prochaine, l’école va reprendre, la plupart d’entre eux vont rentrer à la maternelle. Ces enfants, orphelins de père ou de mère, sont là pour quelques années, parfois dès la naissance, ensuite ils retourneront dans leur famille. L’autre fois, nous avons discuté avec un éducateur et il nous disait que bien souvent les enfants pourraient être pris en charge par un membre de leur famille, un oncle ou une tante car ce sont de grandes familles et l’enfant est forcément mieux avec ses proches. Mais certains préfèrent les mettre à la pouponnière car ils sont nourris, encadrés, éduqués et tout cela gratuitement. Ce monsieur a dû mal à comprendre ces personnes mais l’association ne peut pas les refuser car accueillir ces enfants fait partie de sa mission. D’autres ne mettent pas leur enfant à la pouponnière mais peuvent utiliser ses services comme par exemple avoir du lait pour nourrisson. Quand nous y allons, nous croisons quelques Français, mais nous ne les connaissons pas…


mardi 30 septembre 2008

... M'Bour...
Demain c'est la Corité (fin du Ramaddan donc jour férié) : tant mieux parce qu'on n'en peut plus de se lever comme les poules. On es crevés avec tous ces gosses.

lundi 29 septembre 2008