Lundi il y aura trois mois que nous sommes dans cet étrange pays, alors à moins d’un coup de tampon par un douanier corrompu qui nous eut redonné 3 mois de sursis, il fallait en passer par l’extrait de casier judiciaire, l’acte de naissance, les timbres fiscaux, les trois photos, la caution de rapatriement, les coups de téléphone à Thiès pour qu’ils acceptent de nous recevoir l’après-midi, le taxi pour Thiès. Arrivés à la Brigade des Etrangers de Thiès, l’inspecteur qui ne pouvait théoriquement nous recevoir parce qu’il instruisait les dossiers faisaient des mots fléchés sur une page Internet. La veille, à la gendarmerie de Saly où nous avions fait certifier conformes aux originaux les photocopies de nos contrats, ils regardaient Tom Sawer à todo volumen dans le bureau aux machines à écrire et aux somnolences uniformes tellement clichés qu’on en rit facilement mais c’est mignon quand même. Mais devant l’uniforme la règle d’or est la patience obséquieuse ; c’est comme ça qu’on passe facilement d’un bureau à l’autre sans trop distribuer de billets. On a fait aussi une lettre à Son Excellence le Ministre de l’Intérieur. On s’était fait faire une visite médicale pour un papier appelé « certificat médical » en évitant de peu la « contre-visite médicale » normalement obligée (par un deuxième médecin). On était allés faire des photos. Rendus dans le bureau du haut l’Inspecteur a ajouté à notre dossier un récapitulatif de toute notre scolarité à partir du CP. Quand Amandine s’est mise à parler des six mois qu’elle a fait au Québec j’ai cru qu’on commençait à ne plus jamais en finir. Je lui tapote sur le pied comme pour lui dire abrège et finalement les 75000 F de caution de rapatriement ne peuvent être versés ici mais à un autre bureau et celui-là n’est ouvert que le matin alors finalement on va à l’école française de Thiès, ce qui permet d’aller saluer Julien et la directrice dont j’ai oublié le nom et c’est la directrice qui va s’en occuper et puis tout est réglé, les papiers c’est fini et c’est fini ! Trop cool. On a un numéro et bientôt on aura un récépissé: c'est pas beau la vie ? Merci la directrice de Thiès ! Elle est trop cool ! Ouaih.
jeudi 27 novembre 2008
Les papiers, les cahiers : au feu !
Lundi il y aura trois mois que nous sommes dans cet étrange pays, alors à moins d’un coup de tampon par un douanier corrompu qui nous eut redonné 3 mois de sursis, il fallait en passer par l’extrait de casier judiciaire, l’acte de naissance, les timbres fiscaux, les trois photos, la caution de rapatriement, les coups de téléphone à Thiès pour qu’ils acceptent de nous recevoir l’après-midi, le taxi pour Thiès. Arrivés à la Brigade des Etrangers de Thiès, l’inspecteur qui ne pouvait théoriquement nous recevoir parce qu’il instruisait les dossiers faisaient des mots fléchés sur une page Internet. La veille, à la gendarmerie de Saly où nous avions fait certifier conformes aux originaux les photocopies de nos contrats, ils regardaient Tom Sawer à todo volumen dans le bureau aux machines à écrire et aux somnolences uniformes tellement clichés qu’on en rit facilement mais c’est mignon quand même. Mais devant l’uniforme la règle d’or est la patience obséquieuse ; c’est comme ça qu’on passe facilement d’un bureau à l’autre sans trop distribuer de billets. On a fait aussi une lettre à Son Excellence le Ministre de l’Intérieur. On s’était fait faire une visite médicale pour un papier appelé « certificat médical » en évitant de peu la « contre-visite médicale » normalement obligée (par un deuxième médecin). On était allés faire des photos. Rendus dans le bureau du haut l’Inspecteur a ajouté à notre dossier un récapitulatif de toute notre scolarité à partir du CP. Quand Amandine s’est mise à parler des six mois qu’elle a fait au Québec j’ai cru qu’on commençait à ne plus jamais en finir. Je lui tapote sur le pied comme pour lui dire abrège et finalement les 75000 F de caution de rapatriement ne peuvent être versés ici mais à un autre bureau et celui-là n’est ouvert que le matin alors finalement on va à l’école française de Thiès, ce qui permet d’aller saluer Julien et la directrice dont j’ai oublié le nom et c’est la directrice qui va s’en occuper et puis tout est réglé, les papiers c’est fini et c’est fini ! Trop cool. On a un numéro et bientôt on aura un récépissé: c'est pas beau la vie ? Merci la directrice de Thiès ! Elle est trop cool ! Ouaih.
vendredi 21 novembre 2008
Une goutte d'eau dans un océan de photocopie...
Cette après-midi nous avons rencontré Anne-Lise, une française bénévole pour l’Association Les Gônes de M’Bour. Cette asso a des locaux à Saly Carrefour qui accueille les talibés du quartier et leur offre un peu d’attention, un espace où mener une vie d’enfant comme les autres, -avant de retourner mendier ou de rentrer cher leur Marabout Photocopies. Projections de DVD, baby-foot, lectures d’album, jeux libres (petites voitures, marelles), peintures... L’association donne un petit déjeuner le lundi et essaie de mettre en place des habitudes d’hygiène sanitaire le jeudi (douche, quelques soins, etc.). Toute cette action nécessite une constante négociation avec les Marabouts Photocopies qui exploitent les enfants, et qui les logent dans leur soit-disant Daraa (qui n’est souvent qu’une maison pas finie de construire) ; pour emmener un enfant d’urgence à l’hôpital (pour un pied gangrené par exemple), même pour ça il faut négocier.
Ces enfants viennent de la brousse sénégalaise reculée, parfois aussi du Libéria ou de la Gambie voisine ; ils n’ont souvent rien connu que leur village natal puis la ville aux maisons de béton pour eux extraordinaire, qu’ils arpentent munis de leur boîte de conserve tendue vers les Toubabs et autres gens ayant le sous. Si l’apprentissage de l’humilité passe pour un vrai talibé par l'action de mendier sa nourriture (dans le BayeFallisme par exemple), c’est la mendicité tout court et pour le compte d’un marabout autoproclamé « maître coranique » qui est le problème. Ces Talibés-là sont battus s’ils ne ramènent pas les quelques francs CFA que demande leur bourreau. Ces enfants qui ne reçoivent pas d’éducation (et certains ne parlent même pas wolof) semblent avoir totalement intériorisés cette vie qui pour nous n’en a que le nom. Ils sont là sans distance, brutalement.
Pour les familles de brousse, mal informées du phénomène « Marabouts Photocopies », envoyer un fils à l’école coranique est un fierté, une chance et… une bouche en moins à nourrir…
Effet parfois pervers de l’aide apportée par l’Association : l’autre jour des enfants remplissaient des sachets au lieu de remplir leur bouche au petit déjeuner : c’est que le marabout avait appris que ce matin-là c’étaient tartines beurrées alors il y aurait bien goûté lui aussi... Non mais !
En plus de ces actions quotidiennes pour les talibés de quelques daraas du quartier (200 enfants en bénéficient mais tous ne passent pas chaque semaine ; et le nombre de talibés sur M’Bour est estimé à 7000), l’Association propose des après-midis de soutien scolaire pour des enfants défavorisés, bien que comparativement ils ont un peu plus de chance car ils sont scolarisés). Ça aussi c’est bien, mais sans doute c’est un autre problème encore...
Tout cela fonctionne au gré de l’argent disponible et avec toutes les limites qui sont celles du bénévolat. Mais même si ce n’est qu’une goutte d’encre dans un océan de photocopie, quand même c’est quelque chose ! Voir tous les enfants bouche bée devant un film d'aventure (Arthur), c'était une chose très forte, c'est vrai ! Le site de cette asso : http://lesgonesdembour.ifrance.com/
A bientôt !
mercredi 19 novembre 2008
Janine, Valérie, Amandine et les autres...
Là c'est la danse sur Youssou N'Dour.
lundi 17 novembre 2008
jeudi 13 novembre 2008
De la lune ou du soleil...
Les yeux se ferment sur un livre compliqué intitulé "Nature et subjectivité"
Les refrains de la mosquée mouride nous réveillent chaque matin à 5h
Ce matin je me suis rendu compte qu'on commençait à connaître les complaintes par coeur
Se mettre aussi à décompter les espaces blancs entre chacune des phrases de chant : 5 secondes.
Il fait froid sur le petit matin.
Le chant du coq, quand même c'est mieux que celui-là du cygne...
Hola !
[On a lu des contes de Grimm et des contes d'Andersen.
Il faut penser à continuer cette leçon sur les solstices et les équinoques en milieux tempérés.]
mardi 11 novembre 2008
Hola
Aujourd'hui c'est le 11 novembre donc férié ici aussi. Mais on rattrapera samedi allez comprendre pourquoi.
jeudi 6 novembre 2008
Sénégal Concept Kaïros
Comme ils ont fait dans Kaïros je crois, l'intérêt sera de leur tirer la photo histoire qu'ils en aient un exemplaire c'est la moindre des choses: ce sont leurs photos.
Bisous à tous.
Tous ces requins qui pourraient manger des choses dans la mer !
mardi 4 novembre 2008
Un week-end chez Adama à N'Dangan... puis un lundi soir avec lui à M'bour...
Ecrit dimanche soir
Un très bon reportage que je n'ai pas encore fini de lire, mais vraiment très intéressant. Tout a commencé par une discusision avec Pape le boutiquier de la rue de chez Poullo. Je lui demande qui c'est sur le calendrier, il me dit que c'est le Khalife général. Je lui en demande plus jusqu'à ce qu'on en vienne à Cheikh Ahmadou Bemba, "fondateur" du mouridisme, le "courant" (soufi) de l'Islam qui est le plus influent et puissant ici au Sénégal. De là Pape me donne toute la généalogie de Cheikh Ahmadou Bemba et je tape "mouridisme" sur Google, et de là Wikipédia, d'autres trucs et en ce moment je lis ce reportage : http://www.grand-reportage.com/pelerinage-en-mecque-afrique de Emmanuel Brisson. Très intéressant. Je vous livrerai prochainement le détail de mes (profondes) analyses...
Piste entre Joal et N'Dangan
A un moment (au début), la piste c'est aussi ça (mais pas longtemps)
Sur ce, bonne nuit, nous sommes rentrés tout à l'heure de N'Dangan où nous avons passé un merveilleux week-end en compagnie d'Adama. Un week-end extraordinaire ! Nous sommes partis en scooter samedi matin : chaussures fermées, bouteilles d'eau, route de Joal bordée de gigantesques toiles de néphiles; piste à partir de Joal, bordée de bras de mer, baobab sâcré sans intérêt puis Adama, Adama, Adama ! Il nous acueille avec deux bons kilos de crevettes cuisinées dans une sauce délicieuse. Il fait venir ensuite du poulet bien tendre cuit en marmitte accompagnées de pommes de terre. Avec ça, on a droit à de la bierre, du coca et de l'eau bien frâiche. Enfin, on se décortique une petite clémentine. On se repose un peu pour laisser la fraîcheur de 4 / 5 heures s'installer et Adama harnache M'Bathiou. On s'en va en charette rendre visite à ce monsieur de Lilles qui manage une fanfare, qu'on avait rencontré en mars et qui vient d'emménager dans une maison juste à côté de chez Tumani, il vient de se faire faire une grande maison qui servira pour son repos mais aussi de résidence pour sa fanfare. Plutôt gâtée la fanfare ! Pour le moment il lisait un livre sur la sagesse de Confusius tout en déplorant le travail de certains artisans qui ont un peu gâté sa terrasse durant son absence.
Avec Adama, on partage tout; mais surtout des bons moments...
On continue avec M'bathiou qui ne comprend qu'une seule chose: la chiquotte. Il trotte un peu. Adama m'assure qu'il peut galoper parfois, même harnaché (c'est vrai). Mais là il se remet d'une maladie qu'il a eue la semaine dernière, comme dit Adama il a eu la chiache la semaine passée et c'est pour ça qu'il a une jambe un peu sale et qu'il est maigre et tout. Mais il va bien maintenant. Tout comme le fils d'Adama d'ailleurs, qui est encore à la clinique de Kaolack mais qui devrait sortir mardi. Adama nous raconte que la semaine passée son cheval malade s'est couché contre son Hundaï comme pour lui signifier qu'il était mal en point et l'empêcher de s'en aller. Adama a compris, il est resté chez lui toute la journée et il nous dit qu'il a bien fait, parce que le cheval avait senti que c'était une mauvaise journée parce que voici ce qui est arrivé au groupe de français qu'il devait emmener Adama : en désespoir de cause ils ont pris un autre chauffeur et ils ont eu un accident. J'essaie de dire à Adama que si ça avait été lui ils n'auraient pas eu d'accident mais il n'en démord pas, pour lui ce sont les passagers qui étaient destinés à l'accident, et pas l'accident qui a été accidentel...
"C'est le cheval qui m'a sauvé. Le cheval ! Ah, M'Bathiou."
Adama aime rester quelques jours parfois avec son cheval, sur son terrain où commencent à pousser sa maison, et où il nous parle de la case et de la "véranda" qu'il projette, avec aussi tout ce qu'il a planté (un laurier rose, un plant de tomate, et bien sûr toutes sortes d'autres trucs dont j'ai oublié le nom). Il y aussi Maud, le petit chat blanc et noir, qu'on voit passer mais qu'on approche difficilement. Adama dit:
"Quand je reste ici, je ne sors pas. Non ! Je reste et je ne sors pas ! Je suis avec mon cheval et je suis bien. Je coupe mon portable même [mon oeil]. Il n'y a que Maud qui sort. Maud, elle, elle peut sortir, rerentrer, elle fait ce qu'elle veut. Mais moi je ne sors pas. Non! Je ne sors pas !"
[Malheureusement on n'a pas de photos de Maud, ni d'ailleurs beaucoup du week-end car notre appareil avait plus de batterie.]
Adama a perdu son répertoir il y a 3 jours. Il a perdu plein de numéros de téléphones. Dans ses poches, foisonnent des petits bouts de papiers sur lesquels sont notés des pagailles de numéros. Adama connaît une centaine de numéros par coeur. Nous avons passé une heure ce dimanche à rentrer des numéros sur son téléphone, des qu'il avait déjà, des qu'il avait sur ses papiers sans savoir à qui les attribuer, des qu'il avait sur un vieux répertoir. Adama et le téléphone c'est une histoire très drôle.
C'est Amandine qui conduit le mieux M'Bathiou. Moi je n'y arrive pas trop. Mais Amandine épate Adama. Il dit:
"Elle conduit mieux que toi. Oui. Mieux que toi ! Elle conduit mieux que toi ! Mais toi là !"
Comme je le lui explique, je ne peux pas être à la fois là et là, à deux endroits à la fois. C'est elle qui a l"habitude de conduire des M'Bathiou... (Pour la carte postale, le soir tombait sur N'Dangan et le cheval connaissait très bien le chemin du retour ; tout cela fait comme un remake.) On est allés dîner dans une dibiterie. Le cuiseur a coupé une partie de l'agneau qui pendait à l'entrée, puis il l'a martonnée, puis il a coupé un bout de graisse qu'il a mis sur la grille et enfin il a ajouté des oignons sur le grille. En attendant que ça cuise un homme m'offre de partager sa dibi. Je le remercie en lui disant que la nôtre va venir... (Avec de la moutarde)
En rentrant nous avons regardé un "théâtre sénégalais" comme l'appelle Adama ; en fait c'était une sorte de film tourné à Dakar à mi-chemin entre la telenovela et le gros navet. Adama avait ça sur un DVD. Mais avec Adama c'était très intéressant de regarder ça. Il nous traduit le wolof puis son téléphone sonne et resonne, il n'en peut plus, puis son téléphone n'a plus de batterie. Avec son fils à la clinique, la saison qui commence, les maisons qu'il gère à N'Dangan, les maisons qu'il construit, l'âne qu'il a prêté à un paysan, l'argent qu'on lui doit, la semaine d'intérim qu'il va faire à l'usine d'arachide de Kaoloack, sa femme qui n'a plus de crédit alors il lui en envoie depuis une boutique, avec tout ça et d'autres choses encore, Adama est très pris et sa tête va exploser comme il dit. Il n'en peut plus ! Il est content content qu'on soit là ce week-end, ça le pose un peu il nous dit.
Dimanche matin : Adama nous emmène à MaLoje, un village serrère dans la continuité de l'île où on s'était baignés avec les Petites Laines. La "promenade" dans ce village est une aventure dont Adama a le secret. Nous sommes à la recherche d'une dénommé Bernadette à qui il doit demander quelque chose. C'est l'occasion d'arpenter les coins et les recoins du village. Pas de voitures (on est sur une île). Ânes conduits par des enfants. Femme qui coupe une bûche de bois avec une hâche. Salutations. C'est très convivial.
Les serrères sont chrétiens. Le village, sur une île du Sin (à 15 minutes en pirogue de N'Dangan), est très animé en ce dimanche matin. La messe de la Toussaint se termine quand Adama nous emmène à l'église (il tenait absolument à ce qu'on assiste à la messe). Dans un dernier chant énergique, mélodieux, accompagné de quelques percussions, des femmes distribuent des petits biscuits aux enfants qui ont mis une belle petite chemisette voire un boubou pour l'occasion. Un homme continue de se recueillir à genoux en faisant tourner un de ces petits gris-gris en forme de colliers avec lesquels on voit souvent des hommes faire mumuse. Ce sont souvent des musulmans qui ont ces amulettes mais preuve en est que les chrétiens aussi (ici l'important est le fait religieux, pas la scolastique -quoique ça dépend). Puis plusieurs personnes se regroupent à l'ombre d'un grand arbre pour une palabre pieuse. C'est Adama qui nous explique cela quand son portable sonne parce qu'on le demande cet après-midi pour aller donner son avis sur un panneau solaire en panne à 10 km de N'Dangan. Adama est très énervé par cette histoire. Il n'ira pas. Dans le village on entend "Adama N'Dyaye!" et "Adama N'Dyaye!"
"Même les enfants me connaissent, même les petits de deux ans, Adama, Adama, si je me cache dans un trou même les lapins me saluent !"
Nous lui conseillons de prendre un portable pour ses affaires qu'il pourra couper de temps en temps (la nuit notamment parce que ça sonne la nuit aussi) et un portable pour lui qu'il laisserait tout le temps allumer, celui-là. Adama est très content de ce conseil.
On est retourné ensuite chez lui manger un bon tieboudien.
Bon, cette fois-ci, pour de vrai : bonne nuit !
Lundi (écrit ce soir mardi):
Adama m'appelle hier midi parce qu'il est en panne à l'entrée de M'Bour. "J'arrive !" Mais Amandine: "Mais toi là (parce qu'elle commence à parler sénégalaisement), tu vas faire quoi, tu sais même pas distinguer un clou d'un marteau?" J'essaie de lui rappeler que j'ai fait la vidange presque tout seul le mois dernier (d'ailleurs il faut que je pense à remettre ça), que j'ai cloué des trucs, que je lui ai installé un fil à linge, etc., puis je me range à ses raisons. Je passe l'après-midi à préparer la classe en ayant Adama toutes les 20 minutes au téléphone puis je le rejoinds à la gare routière. Son Hundaï est réparé, il vient dormir à la maison, on passe une soirée avec une quiche d'Amandine (Adama découvre le plat, il est fan), avec du chorizo même si c'est du porc Adama veut bien (l'important n'est pas la scolastique, mais des objets qu'il nous montre qui le protègent et c'est vrai vrai vrai). Puis il nous dit : "Vous êtes bien ici". Merci Adama et nous on est bien avec toi, c'est toi qui nous protège. C'est vrai !
[Ce matin, taf-taf, un café à six heures du mat puis Adama dans le petit matin il s'en va libre comme l'air, sans bagage, avec d'abord un rendez-vous pour acheter des briques pour une maison qu'il construit à M'Bour (encore une ? Et oui) avant de filer sur Dakar.
Sinon, on a repris le boulot sur les chapeaux de roue. Mes élèves sont trop bien, je les aime bien aussi. Au revoir ! ]
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