Bonjour, ici les vacances. Bienvenue.
Vu Adama pour bien les commencer. Café touba (bis). Encore un lien de la collègue fameuse:
http://www.alovelyworld.com
Bon voyage !
vendredi 10 avril 2009
jeudi 9 avril 2009
Une collègue de cette maudie (dite?) école ne cesse de nous envoyer des chaînes Internet. Il y a de tout, du graveleux, du power-point, des trucs de maths. Cette énigme, je la connaissais déjà, mais là je bloque. Pouvez-vous la résoudre s'il-vous-plait ?
3 hommes vont dans un hôtel. Le réceptionniste annonce la chambre à 30€.
Donc chacun donne 10€.
Un peu plus tard, le réceptionniste réalise que la chambre est en fait à 25€.
Il appelle le groom et l'envoie avec les 5€ chez les gars qui ont loué la chambre.
En route, le groom se demande comment il va partager les 5 € en 3.
Il décide de donner à chaque gars 1€ et garde 2€ pour lui.
Donc chacun des 3 gars a payé 9€ pour la chambre ; cela fait donc un total de 27€.
Ajoutons à ces 27€ les 2€ gardés par le groom ; cela fait 29€.
Où est l'autre euro ?
Donc chacun donne 10€.
Un peu plus tard, le réceptionniste réalise que la chambre est en fait à 25€.
Il appelle le groom et l'envoie avec les 5€ chez les gars qui ont loué la chambre.
En route, le groom se demande comment il va partager les 5 € en 3.
Il décide de donner à chaque gars 1€ et garde 2€ pour lui.
Donc chacun des 3 gars a payé 9€ pour la chambre ; cela fait donc un total de 27€.
Ajoutons à ces 27€ les 2€ gardés par le groom ; cela fait 29€.
Où est l'autre euro ?
mardi 7 avril 2009
Matisse
ça y est, nos correspondants de Sainte-Hermine en Vendée nous ont envoyé leur agrandissement. Il s'agit de ce tableau: vous connaissez sans doute. Les vendéens l'ont reproduit, agrandi, on a fait le puzzle ce matin. On s'amuse bien. Ensuite, les toubabs ont découpé des bandes de papier pour tapisser un fond, puis coller des petites guitares, des petites fleurs, mais pas forcément des guitares ou des fleurs, vous voyez. On s'amuse bien. A pars ça, le Petit Prince de Joan Sfarr,c'était osé (la mise en BD), mais il s'en sort bien le gars quand même, vous ne trouvez pas ? Au revoir. samedi 4 avril 2009
L'aide maternelle et le petit scientifique
Petit tour l’autre jour sur le marché de MBour exclusivement pour y trouver l’argile, le précieux argile nécessaire à une expérience sur les différents types d’infiltration de l’eau suivant le sol s’il est argileux, terreux, sablonneux, graveleux… Passionnant ! Mercredi, sortie scolaire à l’usine d’eau Kirène, qui produit l’eau Kirène et les jus de fruits Kirène au Sénégal. Ils font aussi du lait Candia. A ce propos, ils embouteillent dans des sortes de tubes en plastique qui viennent d’Allemagne, qui sont chauffés à mort et deviennent une bouteille de 1,5 litre, 5 l ou 10. Les oranges viennent d’Espagne, les mangues d’Egypte ! Les bouchons viennent de Turquie. L’eau vient d’une nappe phréatique très importante qui couvre tout le plateau de « Ndiass » et qui si on creuse encore en rejoint une énorme qui va jusqu’au Maroc, m’a dit Laurent, ce monsieur dont nous vous avons parlé déjà, il y a longtemps, et qui travaille à Kirène.
Mais enfin, mon argile je l’ai acheté un peu trop cher mais c’était très chouette d’y aller l’acheter car comme je ne savais pas ce que c’est que l’argile elle m’a vendu des cailloux noirs la maman, des cailloux du type galet de l’époque secondaire, alors j’ai voulu voir si ça marchait mon expérience : dans le manuel ils montrent bien que l’argile est imperméable. Ce qui s’est passé en fait, quand j’ai versé de l’eau sur les cailloux devant le petit attroupement qui s’était formé pour voir un toubab porté sur les phénomènes naturels, et puis grisé par les feuilles de bissap séchées et le shampoing artisanal, c’est que l’eau a dégouliné le long du caillou. Je les entendais en wolof dire des choses avec les mots expérience, école française, professeur… Mais moi je n’étais pas tellement convaincu de cet argile-là. Elle a voulu me le vendre à 1000 F le caillou ce qui faisait 4000 alors j’ai fait mon connaisseur, mon sénégaulois, mon eh ! oh ! comme on dit je me suis offusqué et j’ai parlementé avec classe. Elle a quand même réussi à me faire passer des cailloux pour de l’argile et j’ai déboursé 1500 F pour cette histoire-là. Je suis allé boire un café touba. J’ai croisé une maman d’élève. Elle m’a emmené acheter de l’argile (25 F cfa), c’est grâce à elle que mon expérience a été un succès le lendemain. Je ne lui avais pas montré les cailloux il va de soi.
Maintenant, ce que je voudrais savoir, c’est où est la couche imperméable dans la nappe phréatique : au-dessous, n’est-ce pas ? Cela paraît logique.
Amandine a commencé mercredi le remplacement de l’ATSEM des Petites Sections. Celle-ci est rentrée en France hier, enceinte jusqu’aux oreilles et un peu déçue de rentrer si vite en France, elle qui partait à la base pour 3 ou 4 ans. Mais les histoires de sécu sociale sont ce qu’elles sont et c’est pas moi qui vous dirai le contraire.
Bisous,
dimanche 22 mars 2009
Guéréo
Evénements à signaler depuis les derniers événements: une jolie lune de samedi soir, un serpent à l'école, un coquillage sur le nez et un endroit génial : Guéréo, village de pêcheurs lébous, calé entre Popenguine et la Somone, trouvé par hasard en prenant la piste pour Popenguine : bout du monde comme dirait l'autre ; jouer au foot sur ce terrain entre les falaises à côté de la mer, ce doit être bien. Excellentes fatayas au thon en plus. Village tellement paisible... Tellement calme et bon.
samedi 14 mars 2009
mardi 10 mars 2009
Happy Birthday Senor Sonador
Bouba et Mickaël du chemin des arts, à Tambacounda: studio de musique pour Mickaël et atelier de peinture pour Bouba ; retrouvailles après un an, avec des envies et des projets très courbes ! il faut espérer qu'on trouvera le temps de se revoir et de réaliser des choses comme ça, mais la reprise cette semaine a été très rude ! Fini de rêver et finies les vacances... Tu parles d'une année sabbatique ! On fait que de bosser ! Ras le...
A pars ça, il y a aussi Eric et sa kora en photo, une belle kora très pro que notre chef de délégation préféré ne devrait pas tarder à faire sonner à sa guise. Et bien sûr, juste ci-dessus, notre rêveur national, en visite à l'école Sada Maka Sy de Tambacounda. Bon anniversaire Félix ! Et revenez tous vite le fêter au Sénégal !
[NDLR: Voyant ensuite la date s'afficher sur le blog, je me rends compte que c'est un peu en avance... Et puis, tant pis, mieux vaut en avance qu'en retard je me dis ; malheureusement on est en retard pour un autre anniversaire: notre homme de théâtre ! Bon anniversaire Reno ! (avec du retard, mais mieux vaut tard que jamais) (c'est vrai aussi).]
lundi 2 mars 2009
L'émission de Thalassa
http://www.thalassa.france3.fr/index-fr.php?page=emission&id_article=860
C'est le lien pour voir le reportage sur les talibés à M'Bour diffusé sur France 3 l'autre jour. Mise à part la musique un peu byzarre, on voit comment vivent la plupart des talibés d'ici et ce qu'ils deviennent.
Ce que je n'avais jamais vu comme ça personnellement, c'est lorsqu'il est montré combien le travail des talibés est utile à l'économie et que c'est aussi pour cela sans doute que le système tient bon.
dimanche 1 mars 2009
vendredi 27 février 2009
Retour de Tamba
Tambacounda, nous y sommes allés. Ce fut compliqué pour y aller, finalement on a trouvé un taximan sympa, Cheikh. Chaleur, mais moins que l'année dernière, Tamba est une ville vivable finalement. Les arbres qui donnent de l'ombre le long des rues sont parfaits. Les cochons qui picorent les déchets sont très bien dans leur rôle, ils ont bien compris. Il y a aussi des chèvres. On a mangé un très bon petit déjeuner avec du lait concentré. On a dîné dans notre cantine désormais attitrée: une bonne omelette avec des pommes de terre. On a revu Bouba sur le chemin des arts, toujours aussi généreux, toujours aussi à l'écoute. Il nous a raconté des histoires mandingues, la naissance de Soudyata Kheita, avec au début une histoire de femme buffle, fort laide dont personne ne voulait, mais mes souvenirs se mélangent avec ceux de l'histoire d'affection entre un hippopotame et une femme stérile qu'il nous a racontée hier dans un campement où le consul général de France était en tournée dans les régions. Cette histoire, c'est un morceau à la Kora qui l'a suscitée car c'était cette histoire qu'elle jouait et cette petite chose c'était fort. Aussi, on a mangé des petits fours, on a bu du Sprite.
Quel bonheur de retrouver les amis, tous les amis. Peace and love.
Bisous,
mardi 24 février 2009
mercredi 18 février 2009
http://routedesroms.blogspot.com
Les p'tites laines, Cédric et Angélique sont là depuis dimanche !
On est là: http://routedesroms.blogspot.com
On est là: http://routedesroms.blogspot.com
mardi 10 février 2009
concepts en force
vendredi 6 février 2009
Dakar

Je suis arrivée hier à Dakar en compagnie de monsieur Britot, l'orthophoniste de l'école. Il vit à Dakar au quartier Point E pas loin d'où nous logeons. C'est donc avec plaisir que nous avons fait la route ensemble, discutant de gastronomie, de logement, de son île natale, le Cap Vert. Sa femme et son fils sont en France, ils viennent à chaque vacances et lui essaie d'y aller entre les deux, imaginez le nombre d'aller-retours... Nous avons quitté Saly un peu tard, 15h15, et nous n'avons pas échappé aux bouchons de Rufisque. J'ai rejoind Mathieu à 18h15 au centre culturel français et peut-être verrons nous ce soir monsieur Britot car son cabinet est à côté de l'hôtel. Bon, 3 heures de route (et de la bonne route) pour faire 80 km, c'est normal, le moins long c'est 1h30 mais c'est rare !
Hier soir, nous sommes allés voir une pièce de téhâtre en plein air (on se caillait !) à la base militaire. Il y avait 3 saynètes et une pièce d'1h30 sur la polygamie mise en scène et jouée par deux jeunes femmes sénégalaise, qui ont même joué à Avignon. C'était vraiment très bien, tragique et drôle mais tellement réaliste. On a un peu mieux compris tout ça même si pour beaucoup c'est une question de religion. Pour la petite anecdote, on s'est dit qu'Adama devrait voir cette pièce car l'autre jour il nous a dit avec les yeux qui pétillent et le sourire : "il y a une jeune fille chez mes parents, elle a 18 ans hein, elle est belle." On lui a dit Adama quand même tu as déjà une femme et tous tes enfants mais il nous a dit : "mais tu sais hein, dans 2 ans, c'est fini, je ne peux plus !"
Ce matin, je suis allée au centre culturel français et à la librairie (une vraie !), on n'a plus trop l'habitude. J'en avais la tête qui tourne de tous ces livres et revues. Je salivais devant le petit larousse du chocolat, la cuisine moderne de l'afrique noire, les tartes, viandes et poissons, les beaux albums jeunesse. Mais, Mathieu ayant déjà acheté une bonne douzaine de livres, faut pas déconner quand même ! Voilà, et je suis revenue.
Bisous à tous
Hier soir, nous sommes allés voir une pièce de téhâtre en plein air (on se caillait !) à la base militaire. Il y avait 3 saynètes et une pièce d'1h30 sur la polygamie mise en scène et jouée par deux jeunes femmes sénégalaise, qui ont même joué à Avignon. C'était vraiment très bien, tragique et drôle mais tellement réaliste. On a un peu mieux compris tout ça même si pour beaucoup c'est une question de religion. Pour la petite anecdote, on s'est dit qu'Adama devrait voir cette pièce car l'autre jour il nous a dit avec les yeux qui pétillent et le sourire : "il y a une jeune fille chez mes parents, elle a 18 ans hein, elle est belle." On lui a dit Adama quand même tu as déjà une femme et tous tes enfants mais il nous a dit : "mais tu sais hein, dans 2 ans, c'est fini, je ne peux plus !"
Ce matin, je suis allée au centre culturel français et à la librairie (une vraie !), on n'a plus trop l'habitude. J'en avais la tête qui tourne de tous ces livres et revues. Je salivais devant le petit larousse du chocolat, la cuisine moderne de l'afrique noire, les tartes, viandes et poissons, les beaux albums jeunesse. Mais, Mathieu ayant déjà acheté une bonne douzaine de livres, faut pas déconner quand même ! Voilà, et je suis revenue.
Bisous à tous
jeudi 5 février 2009
En rentrant de cette fameuse formation aujourd'hui, riche mais un peu saoulante aussi souvent, avec des collègues charmant(e)s cependant, voici un vendeur d’oiseaux, dans une petite caisse grillagée: des sortes de petits rossignols ou je ne sais quoi, et une collègue de Ouagadougou demande le prix ou est-ce qu’ils sont à vendre.
En fait, ils sont à libérer : ce sont des oiseaux qui ont été capturés, qu’on verrait bien dans un arbre, sur le rebord d’une fenêtre ou aux aguets sur une terrasse remplie de quelques miettes de pain laissées par un petit déjeuner, et cela coûte 100 F pour en libérer un. Voilà qui est bien singulier ! 100 F la liberté, tel est le principe de ce petit commerce qui joue sur la petite pitié, sur la satisfaction de rendre la liberté...
Et oui, cette anecdote se prête bien à la parabole facile, mais quand même c’était un truc bizarre le business de cet homme avec sa cagette grillagée, n’est-ce pas ?
lundi 2 février 2009
Après on est allés à Dakar car cette semaine je suis en stage, Amandine viendra jeudi, et on a galéré pour rentrer à Dakar ! : au moins 3 heures dans les embouteillages, galère, heureusement il y avait du bon reggae dans la nuit puis RFI à propos de la situation dans les Grands-Lacs et à Madagascar, et un retour sur tous les invités politiques des émissions politiques du dimanche français, comme le couple de camping-caristes alsaciens qui sont garés devant chez Adama à N'Dangan, ils se sont connus via une partie de pêche organisée par le Chasseur Français sur le Sine, les invités politiques d'Europe 1, du Grand-Jury, de RFI, LCI… On est finalement arrivés dans cet hôtel en face du Centre Culturel Français, un bon hôtel bien chic avec la wi-fi et des pains aux chocolats le matin, et c’est l’AEFE qui paie tout, il y a des instits de Bamako, Nuakschott, Abidjan, Niger, etc., l’AEFE paie tout ; en plus ils m’ont donné 100 000 FCFA ce matin pour les dépenses courantes de la semaine, alors du coup je viens d’acheter pour 30 000 F de livres à la librairie des 4 vents, tant qu’à faire ! Pour pas qu’Amandine m’engueule j’en ai pris la moitié pour elle, car moi j’ai vraiment un cœur en or !
Adama a dormi à l’hôtel, il s’est fait réveillé à cinq heures mais il a dormi jusqu’à 6h 45, comme moi, après il a quitté tout heureux dans son boubou bleu nuit et alors moi j’ai découvert mes collègues de la semaine, the other stagiaires. Le stage est « Production orale à partir de contes au cycle 3 », c’est un formateur du Havre qui est venu, un gars qui connaît plein d’histoires alors il nous en a racontés plein pour entrecouper ses propos de maître didacticien, pour illustrer la différence entre pratique de langue et pratique langagière (et oui ils sont subtils dans les IUFM), mais ce formateur n’est pas bidon du tout (lui), et ce stage est parti sur un bon pied. En plus, il y avait des pains au chocolat et du café à la pause, dans cette salle avec vidéo-projecteur sur la corniche Est, à Dakar, avec vue sur la mer et sur l’île de Gorée. Ciel bleu, mer bleue, ça me fait penser que Michel Desjoyaux a bouclé son tour du monde, ils l'ont dit sur RFI, et Adama m’a demandé comment ils faisaient pour connaître le chemin sur la mer et je n’ai pas su lui répondre. Mais moi je pensais: et toi Adama, comment tu fais pour connaître le chemin à Dakar, dans tout ce bazar un peu fou...
Cet après-midi, après ma furie dépensière à la librairie, un grand tour à pied à Dakar. Dommage, j’avais pas d’appareil photo. Mais c’est bien de se promener les mains dans les poches, sans rien, sans sac, sans être emmerdé, tu passes dans le coin des couturiers, dans les gares routières, tu longe le front de mer. Maintenant, j’ai plein de livres à lire mais, bien sûr, avant, je vais aller discuter avec mes nouveaux collègues, au cours d’un dîner certainement succulent, n’est-ce pas, et tout.
Quand je rentre, peut-être que je vais m’allonger et mettre la télé, parce que s’il y a bien un truc que j’aime faire dans un hôtel je crois, c’est de regarder la télé. Maic chut ! il ne faut pas le dire !
Cet après-midi, après ma furie dépensière à la librairie, un grand tour à pied à Dakar. Dommage, j’avais pas d’appareil photo. Mais c’est bien de se promener les mains dans les poches, sans rien, sans sac, sans être emmerdé, tu passes dans le coin des couturiers, dans les gares routières, tu longe le front de mer. Maintenant, j’ai plein de livres à lire mais, bien sûr, avant, je vais aller discuter avec mes nouveaux collègues, au cours d’un dîner certainement succulent, n’est-ce pas, et tout.
Quand je rentre, peut-être que je vais m’allonger et mettre la télé, parce que s’il y a bien un truc que j’aime faire dans un hôtel je crois, c’est de regarder la télé. Maic chut ! il ne faut pas le dire !
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