samedi 14 mars 2009
mardi 10 mars 2009
Happy Birthday Senor Sonador
Bouba et Mickaël du chemin des arts, à Tambacounda: studio de musique pour Mickaël et atelier de peinture pour Bouba ; retrouvailles après un an, avec des envies et des projets très courbes ! il faut espérer qu'on trouvera le temps de se revoir et de réaliser des choses comme ça, mais la reprise cette semaine a été très rude ! Fini de rêver et finies les vacances... Tu parles d'une année sabbatique ! On fait que de bosser ! Ras le...
lundi 2 mars 2009
L'émission de Thalassa
dimanche 1 mars 2009
vendredi 27 février 2009
Retour de Tamba
mardi 24 février 2009
mercredi 18 février 2009
http://routedesroms.blogspot.com
On est là: http://routedesroms.blogspot.com
mardi 10 février 2009
concepts en force
vendredi 6 février 2009
Dakar

Hier soir, nous sommes allés voir une pièce de téhâtre en plein air (on se caillait !) à la base militaire. Il y avait 3 saynètes et une pièce d'1h30 sur la polygamie mise en scène et jouée par deux jeunes femmes sénégalaise, qui ont même joué à Avignon. C'était vraiment très bien, tragique et drôle mais tellement réaliste. On a un peu mieux compris tout ça même si pour beaucoup c'est une question de religion. Pour la petite anecdote, on s'est dit qu'Adama devrait voir cette pièce car l'autre jour il nous a dit avec les yeux qui pétillent et le sourire : "il y a une jeune fille chez mes parents, elle a 18 ans hein, elle est belle." On lui a dit Adama quand même tu as déjà une femme et tous tes enfants mais il nous a dit : "mais tu sais hein, dans 2 ans, c'est fini, je ne peux plus !"
Ce matin, je suis allée au centre culturel français et à la librairie (une vraie !), on n'a plus trop l'habitude. J'en avais la tête qui tourne de tous ces livres et revues. Je salivais devant le petit larousse du chocolat, la cuisine moderne de l'afrique noire, les tartes, viandes et poissons, les beaux albums jeunesse. Mais, Mathieu ayant déjà acheté une bonne douzaine de livres, faut pas déconner quand même ! Voilà, et je suis revenue.
Bisous à tous
jeudi 5 février 2009
lundi 2 février 2009
Cet après-midi, après ma furie dépensière à la librairie, un grand tour à pied à Dakar. Dommage, j’avais pas d’appareil photo. Mais c’est bien de se promener les mains dans les poches, sans rien, sans sac, sans être emmerdé, tu passes dans le coin des couturiers, dans les gares routières, tu longe le front de mer. Maintenant, j’ai plein de livres à lire mais, bien sûr, avant, je vais aller discuter avec mes nouveaux collègues, au cours d’un dîner certainement succulent, n’est-ce pas, et tout.
Quand je rentre, peut-être que je vais m’allonger et mettre la télé, parce que s’il y a bien un truc que j’aime faire dans un hôtel je crois, c’est de regarder la télé. Maic chut ! il ne faut pas le dire !
samedi 24 janvier 2009
Nuit que les moustiques te piquent
Nuit où tout le monde dort
Nuit qui passe quand le soleil se lève
Nuit qui vient avec des fantômes
Nuit où les humains dorment
Nuit où les sorciers se réveillent
Nuit où on voit rien
Nuit sombre où les diables se lèvent
Et tout ça c’est de la poussière qui passe avec le vent
Frédéric D
mercredi 14 janvier 2009
Des photos
lundi 12 janvier 2009
samedi 10 janvier 2009
lundi 5 janvier 2009
A Saint-Louis
samedi 3 janvier 2009
Sur la route de La Route des Roms... Bonne année aussi.
Avant, on avait été à Saint-Louis, à Thiès, à Joal Fadiouth, à N’Dangan et sur l’île de Gorée à Dakar. Donc dans l’ordre : N’Dangan. Comme mon père avait emmené sa canne à pêche à moulinet le pêcheur a cru avoir affaire à une équipe de toubabs profondément branchés pêche et moteur hors-bord si bien qu’il nous a emmenés aux 500 diables pour nous faire pêcher des poissons. Adama et moi on s’est un peu assoupis en y allant mais on n’a pas démérité, surtout moi. Je ne sais plus qui a attrapé le plus de poissons mais en tous cas ça n’a pas été très abondant. Quand on s’est mis à attaquer une nouvelle partie de pêche, la quatrième ou la cinquième, vers 14h où il faisait très chaud (on y était depuis 9h), on a commencé à en avoir un peu marre. Finalement on est allés manger sur l’île de Mar Lodge (des crevettes) et on est rentrés non sans être passé saluer l’ex-pilote de François Mitterrand qu’Adama voulait voir pour s’assurer un contrat fin janvier pour l’emmener à Saint-Louis. En fait cet homme-là a transporté notre défunt président seulement quand de dernier était sur Lorient et ses environs. Mais c’est déjà ça et Adama le dit : « C’est déjà ça ! Oui, c’est déjà ça ! » C’est vrai que maintenant ce pilote à la retraite peut se la couler douce entre sa villa sur une île du Saloum et sa villa dans le Golf du Morbihan. On est rentrés à M’Bour par des petites pistes, une sorte de long et tortueux raccourci qu’Adama connaissait et ce trajet en brousse de nuit était assez impressionnant. Chapeau à Adama ! Incroyable sens de l’orientation ! Mais comme dit Adama : « Je connais moi ! Oui ! Je connais ! »
Joal-Fadiouth. Et son île aux coquillages particulièrement relaxante. Et son superbe cimetière chrétiens-musulmans où ils doivent reposer vraiment en paix c’est sûr. Avec leurs panneaux de bois « moins chers que gratuits », « Les Nouveaux Commerçants, -50% », etc., dans les boutiques d’artisanat. C’est le guide Marcel qui déjà avait promené Les P’tites Laines qui nous a promenés. Il est sympa. Il se souvenait de moi. Mais c’est pas pour ça que je dis qu’il est sympa, c’est parce qu’il est vraiment sympa comme Monsieur.
Saint-Louis. Ville du Nord Sénégal. En exclusivité, un article à paraître, peut-être, dans le Sans-Culotte de janvier ou février.
La terre vue de la terre
A Saint-Louis, Africa Melody a les moyens de vous faire danser !
Saint-Louis, Nord Sénégal. Dans cette ville foisonnante, gorgée d’histoire et de poissons, où le fleuve qui donne son nom au pays rejoint l’océan Atlantique, officie un groupe de musiciens guinéens à l’énergie débordante et communicative. Et si un article perdu au fond d’un petit journal indépendant pouvait susciter la curiosité d’un producteur ou d’un programmateur ? Une bouteille à la mer lancée pour le groupe Africa Mélody par notre correspondant au Sénégal, Mateo London.
Saint-Louis. La vie grouille dans les rues de sable du quartier Guet-N’Dar. Les enfants jouent, se lavent dans des bassines, récitent des passages du Saint-Coran, courent après les calèches qui promènent les touristes, en quête de quelques sous, d’un stylo, d’un bonbon. Ils évitent de justesse les camions frigorifiques chargés de la pêche de la nuit qui s’entrechoquent sans égard pour les nombreux piétons. Une agitation enivrante. Des pirogues en construction ou en réparation, des pirogues qui partent, des pirogues débordantes qui arrivent. A chaque coin de rue les hauts-parleurs grésillent la gloire du Dieu des Musulmans, tandis que les poissons sèchent au milieu des pots d’échappement. Les familles, qui vivent dans des maisons de bois insalubres et brinquebalantes, dans la plus grande promiscuité (près de 200 000 personnes logeraient sur les quelques km² du quartier de N’Dar), gardent une dignité et une force de vie qui nous rendent un peu bêtes avec nos appareils photos et nos caméras numériques.
Sur l’île, les bâtiments de style européen hérités du passé colonial sont souvent décrépis ; certains semblent abandonnés ou en attente de rénovation. A ce rythme, Saint-Louis pourrait bientôt perdre son statut de patrimoine mondial de l’Unesco. Mais son climat doux, l’atmosphère qui y règne et sa vie culturelle qui semble plus intense qu’ailleurs dans le pays (son célèbre festival de jazz par exemple réunit chaque année toutes les Louisiane du monde) en font encore un lieu très attractif et agréable : Saint-Louis garde le charme du cosmopolitisme (mauritaniens, guinéens, occidentaux amateurs de jazz et de poisson, jeunes routards amoureux…).
C’est dans un taudis, dans le quartier Tendigen (partie continentale, en bordure du fleuve), que loge le groupe Africa Melody. Hassan et Yaya Camara, Semi Sila, Youssouf Souna, Mohammed Tamsir Sissé, Ismaël Massé et Sékouba Suma font partie de ces « guinéens aventuriers » qui forment une communauté importante à Saint-Louis et dans tout le Sénégal. Un taudis, c’est-à-dire une courette poussiéreuse donnant sur quelques pièces où s’entassent des matelas rabougris, qui prennent l’eau à la saison des pluies, et de la tôle, une chaise désossée.
Les instruments sont là, au repos après la prestation de la veille. Ce sont des « bolons » (caisse de résonance en calebasse surmontée par une corde), des goungos (trois petites lames de scies à métaux dans une petite calebasse), des balafons, des maracasses… Après le petit déjeuner, ce 28 décembre 2008 ressemblera à hier et à demain : réparation et ajustement des instruments, de maigres achats au marché pour s’assurer le repas du midi, répétition en fin d’après-midi puis spectacle le soir. Avec les fêtes le groupe a un agenda de concerts bien rempli. On les appelle ici « les artistes guinéens », ils sont connus et appréciés. Hassan, le meneur du groupe, le dit : « Ici, à Saint-Louis, c’est bon ! En Guinée, ce n’est pas bon. En Guinée il n’y a pas la paix. »
Il est vrai que le Sénégal est peu en proie à des tensions ethniques, ce qui n’est pas le cas en Guinée. En cette fin d’année 2008, le 22 décembre exactement, le président Guinéen (et Soussou) Lansana Conté décède et c’est l’armée qui s’empare du pouvoir. Peut-être un moindre mal. Dans un premier discours improvisé, Dadis Camara, le chef de l’armée autoproclamé président par intérim, en appelle à l’unité nationale (tous des guinéens !), s’engage à remettre l’économie en marche, à éradiquer la corruption, et à organiser des élections transparentes pour passer le relais à un Président civil démocratiquement élu. « Il l’a dit, qu’il le fasse ! », lance Hassan un peu sceptique. Pour le moment, en tous cas, le chaos semble évité. L’avenir dira si le CNDD (Conseil National pour la Démocratie et le Développement) est à la hauteur de ses ambitions affichées.
C’est donc « bon » ici à Saint-Louis… Meilleur qu’à Conakry sans doute. Il y a le groupe qui s’entraide et se soutient, qui partage tout. Il y a cette musique et son énergie incroyable, comme évidente quand les musiciens répondent en chœur aux slogans de Hassan, puis relancent, rebondissent, aussi simplement et naturellement qu’ils respirent le même air. Pour 10 000 CFA (15 €) par mois, les huit membres du groupe cohabitent dans cette maison qui laisse passer le vent. Ils touchent entre 20 000 et 40 000 FCFA par prestation, ils s’en partagent une partie, en mettent une autre de côté pour subvenir aux imprévus d’un tel ou d’une telle. Ils n’arrivent pas à envoyer d’argent en Guinée. En moyenne, il faut vivre avec 1500 FCFA (2 €) par personne et par jour, car le groupe ne joue pas tous les soirs et, cela, ça ne permet pas le moindre écart.
Et moi alors, un peu naïf et bref témoin de cette situation, je me suis dit que ce serait bien si leurs rêves de grandes scènes, de tournée en Europe, de producteur, d’un deuxième CD bien médiatisé, d’une vie à la hauteur de leur générosité…, pouvaient se réaliser en 2009. Ou même en 2010 ! « Débusqueurs » de talents de tous poils, maisons de disques, programmateurs de festivals, altruistes du monde entier, croyez-moi ! Africa Melody n’attend que vous !
Il est pas beau cet article ? J’espère que ça va marcher. En effet, on a retrouvé le groupe Africa Melody au hasard d’une ruelle. Il a joué en pleine rue et rapidement il y a eu un attroupement. Mes parents étaient sous le charme. Ma mère a dansé dansé. Le lendemain on a été assister à leur prestation dans un bar, « La Taverne ». A noter que durant toutes ces vacances ça a été un peu un pèlerinage sur la route de La Route des Roms : on a logé au Louisianne, on a bu un verre au bord de la piscine du Flamingo, on a fait une photo dans l’avion de l’hôtel de la Poste, on a dansé à contre courant sur la langue de Barbarie.
On est allés aussi à la réserve du Djoudj. Plein d’oiseaux ! Pélicans, notamment. Que de pélicans ! Depuis Yakari et le pélican, je n’en avais jamais vu voler d’aussi près. Ah ça, ça vaut le coup la réserve du Djoudj (l’une des plus grande du monde, ce n’est pas rien).
Dakar et ses embouteillages et son espace Thialy avec Pape et Pierre (Gilbert et se femme encore pas là). Et l’île de Gorée et on est rentrés. Voilà, maintenant j’en ai marre de raconter. Bonne année tout le monde et bye-bye !
